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Un casse-tête pour les consommateurs


«LES CENTIMES D'EURO ? Je ne les apprécie pas trop... »
Assise dans un café parisien, Anne Guilloux lance un regard aux piécettes en nickel posées sur la table. « Les 1 et 2 centimes sont particulièrement inutiles, cela encombre, il faudrait les supprimer. Je m'en débarrasse chaque fois que possible, mais j'essaie de le faire progressivement pour ne pas trop gêner les commerçants », explique cette mère de famille bordelaise. « On dirait des pièces en
toc. Comme celles que j'avais pour jouer à la marchande quand j'étais enfant », rigole de son côté Sandrine Gonnet. « Le plus simple serait de les retirer de la circulation et d'arrondir tous les prix... à la baisse », plaisante cette habitante de Poissy (Yvelines).
Julien Blasiak, lui non plus, n'aime pas les centimes. « C'est un peu galère. Les pièces prennent de la place dans le porte-monnaie, elles s'oxydent vite, c'est désagréable. » Pour autant, supprimer ces pièces superflues ne s'impose pas à cet étudiant du Pas-de-Calais.
« Franchement, je ne sais pas... cela ne risque-t-il pas de faire augmenter les prix ? Je préfère m'arranger pour ne pas en garder trop. Dès que ça s'accumule, je fais en sorte de payer avec. » «
Comme je perds un peu la vue, ce n'est pas évident de distinguer les différentes pièces. D'autant que j'en ai toujours plein les poches », analyse Marcel, en extirpant de son pantalon une pleine poignée de piécettes rouges et or. Pour s'y retrouver, cet habitant du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) conserve ses pièces chez lui dans un pot. « Quand il est plein, je l'apporte à un commerçant pour qu'il me fasse le change. Il y en a, parfois, qui grognent. Dans ce cas-là, je n'y retourne pas. »

Propos recueillis par O.A.
Le Parisien , dimanche 27 octobre 2002

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