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Grande-Bretagne: des chefs d'entreprise favorables à l'euro écrivent à Blair |
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LONDRES (AFP) - Des dirigeants de 25 entreprises totalisant 100.000 employés au Royaume-Uni ont adressé une lettre au Premier ministre Tony Blair pour le mettre en garde contre les "sérieuses conséquences économiques", si la Grande-Bretagne restait à l'écart de l'euro, affirme lundi le Daily Mirror. Parmi les signataires figurent le président de British Airways Colin Marshall, Chris Gent, dirigeant de Vodafone, et d'autres responsables de Ford, Philips, BAE Systems, British American Tobacco, Unilever, WPP ou encore Siemens, selon le journal. Dans cette lettre, ces dirigeants appellent le gouvernement travailliste de Tony Blair à avoir "le courage de ses convictions" et d'annoncer un referendum sur l'euro avant les prochaines élections générales d'ici à 2006, précise le Mirror. "Nous espérons que le gouvernement aura le courage de ses convictions et reconnaîtra que l'appartenance à l'euro va dans le sens de notre intérêt national à long terme", relèvent-ils. "Faire autre chose aurait de sérieuses conséquences pour la prospérité à venir" du pays, poursuivent-ils dans cette lettre. Ce texte intervient alors que le ministre de l'Economie Gordon Brown doit annoncer avant le 7 juin le verdict du gouvernement sur les cinq critères économiques nécessaires à l'organisation d'un référendum sur l'euro. Un bras de fer opposerait MM. Blair et Brown, selon la presse qui se délecte de leurs rivalités, sur la façon d'annoncer devant la chambre des Communes que les critères ne sont pas remplis mais que la porte n'est pas définitivement close. Le ministre des relations avec le parlement John Reid, un proche de Tony Blair, a affirmé dimanche que la question n'était pas de savoir "si nous allons rejoindre l'euro mais quand nous rejoindrons l'euro". Gordon Brown, réputé plus eurosceptique que Tony Blair, a lui tenu à souligner dimanche "que ce serait une politique totalement erronée d'adopter la position du parti conservateur sur cette question". Il refuserait de rejoindre l'euro même si c'était dans l'intérêt économique national. Ceci est pour moi inacceptable", a-t-il ajouté |