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Classement sans suite d'une enquête sur Balladur
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09 juillet 17:37:17
Le procureur Jean-Pierre Dintilhac, qui doit être installé à la Cour de cassation mercredi, a estimé qu'une partie des faits étaient prescrits et a jugé que l'enquête de police n'avait pas révélé d'éléments d'infractions qui auraient justifié l'ouverture d'une information judiciaire. La procédure portait sur d'importantes sommes en liquide qui auraient été versées pour le paiement d'employés chargés de la sécurité d'Edouard Balladur et sur l'éventuelle non-déclaration de ces sommes dans ses comptes officiels de campagne, qui ont fait l'objet d'une validation par le Conseil constitutionnel. Edouard Balladur a été interrogé dans cette affaire par la Brigade des affaires sanitaires et des libertés publiques, de même que Jean-Claude Aurousseau, ancien préfet d'Ile-de-France et ex-président de l'association de financement formée en 1995, et René Galy-Dejean, député-maire du XVe arrondissement de Paris et ancien trésorier de l'association. Ils ont tous déclaré avoir ignoré l'existence des opérations litigieuses, qui auraient porté sur plusieurs millions de francs. C'est dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Coutances (Manche) en 1997 pour "blanchiment" que de l'argent d'origine douteuse avait été découvert sur les comptes d'un responsable de la société de sécurité OST. Le parquet de Coutances avait alors transmis le dossier au parquet de Paris. Une durée de quatre ans est inhabituelle pour une enquête préliminaire, qui n'a pour objet en principe que d'effectuer des vérifications sommaires. Edouard Balladur, 73 ans, candidat à la présidence de l'Assemblée nationale où il a été battu par Jean-Louis Debré, est devenu la semaine dernière président de la commission des Affaires étrangères au Palais-Bourbon. |