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PAIEMENTS SANS FRONTIÈRE EN EUROLAND Strasbourg supprime les frais prélevés sur les virements et retraits entre deux pays. Par Jean QUATREMER Le samedi 15 décembre 2001
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L'affaire a été rondement menée : les jours sont comptés pour les lourds frais bancaires appliqués aux paiements transfrontaliers, du moins dans la zone euro. Jeudi, le Parlement européen a, en effet, adopté le règlement communautaire qui aligne les frais prélevés sur un paiement entre deux pays de l'Euroland sur ceux acquittés pour la même opération domestique. Les eurodéputés, afin d'aller vite, n'ont pas modifié le texte adopté par le Conseil des ministres le 27 novembre. Entre la proposition de la Commission, le 24 juillet, et son adoption finale, il se sera écoulé moins de cinq mois. Un record absolu de célérité dans l'histoire de l'Union européenne. Il faut dire que l'affaire était d'importance. Déjà avant la monnaie unique, il paraissait absurde qu'un virement entre Bruxelles et Lille coûte plus cher qu'un transfert entre Lille et Nice. Avec l'introduction des pièces et des billets en euros, les citoyens, mais aussi les PME qui souffrent de ces frais souvent confiscatoires, auraient encore moins compris que l'effet frontière subsiste. Comme l'admet le règlement, cela aurait «affecté la confiance dans l'utilisation de l'euro». Les Quinze n'ont pas voulu courir ce risque même s'il leur a fallu, pour ce faire, déplaire aux banques. Le dispositif est malgré tout compliqué. Revue de détail. Paiement par carte de crédit et retrait aux distributeurs. A compter
du 1er juillet 2002, les frais facturés pour ces opérations ne pourront
pas être supérieurs à ceux prélevés à l'intérieur d'un Etat. Par exemple,
si votre banque ne prélève rien pour un retrait de billets en France,
elle ne pourra pas vous le facturer sous prétexte que vous avez utilisé
un DAB en Grèce. Mais, jusqu'au 1er janvier 2006, cet alignement ne vaudra
que jusqu'à 12 500 euros par opération. Ensuite, le plafond sera porté
à 50 000 euros. |