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Le concept de base de la Banzer-Démocratie a été
cristallisé par Hugo Banzer, ex-président de la Bolivie,
dans cette phrase immortelle " Nous organiserons des élections
libres quand l'opposition n'aura aucune chance de les gagner ".
La pratique des " démocraties " européennes,
depuis l'arrivée des Traités de Maastricht, d'Amsterdam
et de Nice, relève typiquement de la Banzer-Démocratie :
on fait voter les peuples mais on ne tient compte de leur avis que lorsqu'ils
ont " bien " voté. Sinon, ils revotent. Voir ce qui arrive
à nos amis irlandais : ils ont refusé le Traité de
Nice, ils revoteront ! Les Autrichiens ont voté pour de mauvais
candidats : ils sont punis !
En clair, la Banzer-Démocratie se caractérise
par :
- tous les candidats crédibles ont en réalité le
même programme, sauf les marginaux que l'on garde pour montrer qu'on
est toujours démocrate (uniquement si ils restent sages, voir les
inculpations en rafale que subit Charles Pasqua en vue des prochaine présidentielles).
Les droites molles et la gauche bourge sont d'accord pour l'euro et la
mondialisation.
- Les candidats au pouvoir gagnent toujours les élections en finançant
leur campagnes par le pillage du pays (voir votre journal favori, rubrique
" Affaires ")
- Les candidats au pouvoir contrôlent totalement la presse et les
médias : essayez de trouver un article contre l'euro ou d'entendre
l'interview d'un europhobe
nous étions pourtant 49% !
- Si par extraordinaire un vote n'est pas conforme, on assassine médiatiquement
le candidat hors-système (voir la diabolisation de JMLP) et on
ne tient pas compte du résultat en faisant revoter à un
autre propos (voir l'affaire irlandaise)
- La plus grosse partie de l'argent public est affecté hors contrôle
démocratique (en France seuls 35% des prélèvements
obligatoires font l'objet d'un vote au Parlement pourtant banzer-démocratique,
lui aussi).
- La souveraineté réelle est transférée à
des instances supra-nationales élues banzer-démocratiquement
: la Loi de Bruxelles s'applique en France contre la Loi française.
Tous les médias ont trompetté que le Traité
d'Amsterdam rendait de notre adhésion à la Monnaie Unique
" définitive et sans retour ". Depuis quand un vote est-il
définitif pour toutes les générations à venir
? Depuis quand la souveraineté populaire aurait-elle d'autre limite
qu'elle-même ?
Depuis l'instauration de la Banzer-Démocratie ! Comme disait Hitler
à ses bailleurs de fonds en 1933 : " Faites un gros effort,
car si nous gagnons, il n'y aura plus jamais d'élections ".
Vous avez voté Maastricht ? Vous pensez vous être trompé
? Désolé, il n'y aura plus jamais de vote : la Banzer-démocratie,
quelle économie !
Un seul moyen de sortir de cette mascarade : l'instauration
du référendum d'initiative populaire.
Il y a deux vraies démocraties au monde, la Suisse
et la Californie. Dans ces deux États, le pouvoir en place est
obligé d'organiser un référendum si un nombre important
de signatures a été réuni pour demander ce vote.
Les clauses sont très contraignantes et il est
très difficile de déclencher un vote. Mais c'est possible.
Chez les Banzer-démocrates
. il faut se battre
et c'est ce que nous faisons !
Nous devons affirmer que nous ne nous considérons
pas liés par les Traités iniques, ni maintenant, ni jamais.
Michel Prieur
prieur@cgb.fr
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