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Brown tempère l'enthousiasme des pro-euro britaniques |
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Selon plusieurs quotidiens britanniques, parus lundi, des "sources" au ministère des Finances ont démenti que Brown, réputé beaucoup plus tiède que Blair sur la question, s'apprête à appuyer la tenue d'un référendum dès l'an prochain. Dans une interview à la BBC (télévision), le Premier ministre s'était livré la semaine dernière à un plaidoyer sans précédent en faveur de la monnaie européenne et il avait affirmé que "le moment (du choix) approchait". Certains commentateurs politiques ont aussitôt vu dans ces propos l'indice d'un possible référendum dès l'an prochain. M. Brown n'a pour l'instant pas réagi publiquement à cette interview. Ce silence, explique le Financial Times, a été interprété par les marchés financiers comme un soutien du ministère des Finances à une entrée rapide dans la zone euro. Vendredi, rappelle le quotidien des affaires, la livre sterling avait atteint son plus bas niveau face à l'euro depuis septembre dernier. Des proches de Brown ont fait savoir dimanche à plusieurs journaux que le ministre se fonderait uniquement sur les résultats des cinq tests économiques fixés par le gouvernement comme préliminaire à tout référendum. Ces résultats ne seront pas "truqués" à des fins politiques, ont assuré ces "sources" s'exprimant au nom de l'influent ministre des Finances. M. Brown est notoirement très mesuré sur une éventuelle adhésion de la Grande-Bretagne à la monnaie unique européenne, dont il craint qu'elle ne menace la stabilité économique britannique. Le gouvernement travailliste s'est donné d'ici à juin 2003 pour mener à bien un examen permettant d'établir si une adhésion à la zone euro serait bénéfique à l'économie nationale. Si tel était le cas, Blair s'est engagé à organiser un référendum au cours de la législature actuelle, soit d'ici à mai 2006 au plus tard. Il s'est toujours refusé à donner un calendrier plus précis. |