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CINQ JOURS après leur installation « musclée » sur les
terrains d'Aéroports de Paris (ADP), les gens du voyage encerclent toujours
la maison de l'Environnement de Roissy-Charles-de-Gaulle. Hier matin,
ADP, qui a porté plainte pour « occupation sans droit ni titre », recensait
encore près de deux cents caravanes sur les parkings et les abords de
ce site qui abrite un centre d'information et d'exposition, dont l'accès
a dû être fermé au public pour raisons de sécurité.
« La situation ne s'arrange pas » « Il y a des allées et venues mais depuis
jeudi, la situation ne s'arrange pas, bien au contraire, s'insurge-t-on
à ADP. Les dégradations sont nombreuses, les déchets s'accumulent, et
le personnel qui travaille encore sur place doit faire face à des comportements
agressifs et provocateurs. » En plein coeur de la zone de fret, la maison
de l'Environnement est désormais gardée vingt-quatre heures sur vingt-quatre
par des vigiles.
La police de l'air et des frontières multiplie également les rondes autour
du site. Compte tenu de l'afflux de caravanes, les Aéroports de Paris
ne cachent pas leurs craintes des débordements.
« En arrivant jeudi dernier, ils ont forcé des grillages pour s'installer,
déraciné des arbres et abîmé du matériel, accusent les responsables d'ADP.
Maintenant, ils lancent des pierres contre les vitres et le climat est
devenu très tendu. »
Qu'il s'agisse de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle ou de celui d'Orly,
ADP affirme régulièrement devoir faire face à ces installations sauvages.
Il y a quinze jours déjà, des nomades s'étaient implantés à quelques kilomètres
seulement de la maison de l'Environnement. Pour mettre fin à « cette situation
pénible », ADP compte sur la décision du tribunal de Bobigny qui devrait
intervenir en début de semaine. En attendant, la maison de l'environnement
reste fermée au public jusqu'à nouvel ordre.
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