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La Banque centrale réclame de meilleures statistiques
aux pays de l'UE |
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"Nous avons trop de statistiques générales" dans la zone euro, "nous devons aller vers des statistiques plus rapides et nous concentrer sur les données les plus intéressantes pour la zone euro", a déclaré l'un des membres du directoire de la BCE, l'Espagnol Eugenio Domingo Solans, dans une interview au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il a cité en exemple la réussite de l'estimation rapide de l'inflation dans la zone euro, calculée à partir d'un panel de pays par l'Office européen des Statistiques, Eurostat, à Bruxelles. La BCE et Eurostat compulsent les principales statistiques au niveau de la zone euro à partir des données nationales qui leur sont fournies par les différents pays. Les discussions en cours pour améliorer ce travail portent sur la rapidité d'une part mais aussi sur la définition des indicateurs. La BCE souhaiterait ainsi qu'une plus grande place soit accordée au secteur des services, qui représente aujourd'hui 70% du PIB de la zone euro. "Si l'économie passe de la production industrielle aux services, les statistiques doivent évoluer", a estimé M. Solans, qui est chargé de ce domaine au sein du directoire de la BCE. La BCE a été accusée dans le passé par certains économistes de se tromper dans l'analyse de la conjoncture en raison de statistiques européennes peu fiables et trop tardives. Un reproche rejeté par M. Solans. "Si nous devions faire des erreurs, cela ne serait pas à cause des statistiques. Cela serait parce que nous n'aurions pas suffisamment bien évalué la situation", a-t-il dit. Une polémique similaire s'est développée aux Etats-Unis, où les chiffres de la croissance des dernières années ont été fortement rectifiés à la baisse, ce qui soulève des questions sur le bien-fondé de la politique monétaire menée par la Réserve fédérale américaine |