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Un engin explosif lancé |
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EVRY (AFP) - Un engin explosif artisanal a été lancé dans une fenêtre du secrétariat des archives municipales de la mairie de Dammarie-Les-Lys, en Seine-et-Marne, vendredi vers 1h30 du matin, faisant des dégâts matériels. Pour le député maire Jean-Claude Mignon, "il est évident" que cet attentat est lié à la mort de Mohamed Berrichi, un jeune homme de 28 ans, qui s'est tué en scooter le jeudi 23 mai alors qu'il tentait d'échapper à un contrôle de police. "Nous avons tenté une médiation avec la famille du jeune homme via les mosquées de Paris et d'Evry (Essonne) et tout est fait pour que la famille soit dissuadée de nous rencontrer" a déclaré M. Mignon à l'AFP. Joint par l'AFP, le recteur de la mosquée d'Evry, Khalil Merroun, a déclaré que "la famille est prise en otage par des gens qui refusent le dialogue". Les parents de Mohamed Berrichi et son frère avait accepté un rendez-vous jeudi avec le maire de Dammarie et des représentants des deux mosquées ainsi qu'un membre du comité de soutien à la famille. "Nous étions tous là sauf la famille et le comité de soutien" a poursuivi M. Merroun. "Je suis allé voir les parents qui étaient visiblement prêts à venir, mais qu'on a empêchés de le faire". Selon Frédéric Fèvre, vice-procureur de la République de Melun "aucun élément ou témoignage ne permet de mettre la thèse de l'accident en doute". "Le frère de Mohamed Berrichi a porté plainte pour +homicide involontaire+ à la gendarmerie de Melun au lendemain de la mort du jeune homme", a-t-il précisé. Bien que l'enquête conclue à une mort accidentelle, une manifestation avait été organisée lundi, entre autres, par le MIB (Mouvement Intégration Banlieue) mettant en cause la version de l'accident. "La police ment toujours pour couvrir un des siens (...) et la justice couvre" disait le tract appelant à une manifestation lundi, bien que les seuls témoins du drame aient affirmé que la voiture de patrouille était arrivée sur les lieux après l'accident du jeune homme. |