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MAASTRICHT (Pays-Bas) (AFP) - La Banque
centrale européenne (BCE) soutient le principe d'un rappel à l'ordre adressé
à l'Allemagne concernant le dérapage de ses déficits publics, a indiqué
jeudi son président Wim Duisenberg, à quelques jours d'une réunion cruciale
des gouvernements européens sur le sujet.
"Le conseil des gouverneurs de la BCE soutient pleinement les initiatives
prises par la Commission européenne (à ce propos), qui est gardienne du
Pacte de stabilité et de croissance", a déclaré le Néerlandais lors d'une
conférence de presse à Maastricht, aux Pays-Bas.
La Banque centrale européenne a maintenu jeudi inchangé son taux d'intérêt
directeur à 3,25%. Le taux principal de refinancement bancaire de l'institut
reste ainsi au niveau auquel il avait été fixé le 8 novembre. Les deux
taux plancher et plafond qui l'encadrent, le taux de facilité de dépôt
et celui de prêt marginal sont maintenus respectivement à 2,25% et 4,25%.
Bruxelles a déclenché le 30 janvier une procédure de mise en garde sans
précédent à l'égard de Berlin en raison du dérapage des déficits publics
allemands, qui ont atteint l'an dernier 2,6% du produit intérieur brut
(PIB) national.
Le niveau est proche du seuil maximum de 3% du PIB prévu par le Pacte
de stabilité et de croissance. Ce Pacte contraint les pays de la zone
euro à la rigueur budgétaire et les pousse à tendre vers l'équilibre de
leurs comptes publics. Toutefois, pour devenir effectif, l'avertissement
doit encore être validé par les ministres de l'Economie et des Finances
de l'Union européenne qui se réuniront à ce propos la semaine prochaine.
Le gouvernement allemand espère trouver à cette occasion suffisamment
de soutiens, notamment du côté de la France et du Royaume-Uni, pour éviter
une humiliante mise en garde. M. Duisenberg a soutenu la Commission en
soulignant "l'importance que le conseil des gouverneurs attache au Pacte
de stabilité et de croissance, et à son renforcement par la mise en oeuvre
rapide des procédures appropriées". Une allusion aux procédures de rappel
à l'ordre en cas de dépassement des déficits par rapport aux objectifs
initiaux fixés par les gouvernements. "Le conseil des gouverneurs soutient
pleinement toutes les mesures visant à éviter l'apparition de déficits
excessifs" et à faire en sorte que les "politiques budgétaires soient
conformes aux engagements pris dans le cadre du Pacte de stabilité", a-t-il
dit.
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