|
LES FAUX EUROS POURRAIENT NOYER LES MARCHÉS
|
|
False euros could flood markets, say EU police La Macédoine, le Kosovo et d'autres pays de l'est de l'Europe,
constituent "une menace imminente" pour la validité des
billets en euros qui doivent être mis en circulation le mois prochain.
Europol, l'agence policière pan-européenne, a lancé
cet avertissement lundi dernier. "Nous recevons des informations précises concernant ces pays où les contrefacteurs sont actifs et pourraient noyer les marchés avec des faux billets dès janvier", déclare Willie Bruggeman, directeur d'Europol. Les douze pays qui ont adopté l'euro se préparent à mettre en circulation pièces et billets communs le 1er janvier pour remplacer les anciennes devises. La Macédoine et le Kosovo sont deux pays de la demi-douzaine de ceux qui, non membres de l'Union Européenne, ont décidé d'adopter l'euro comme monnaie officielle. On pense que les contrefacteurs concentrent leurs efforts sur les billets de 100 et, à une moindre échelle, 200 euros. Mr Bruggeman déclare qu'il n'est "pas trop inquiet" pour les billets de 500 euros, mis en avant par d'autres spécialistes comme étant le billet le plus vulnérable à la contrefaçon, car les très hautes dénominations seront examinées avec soin par tous les utilisateurs. La qualité des faux était bonne, a dit Mr Bruggeman, ce qui implique que les informateurs de l'Europol ont effectivement vu les coupures falsifiées, mais il a dit sa certitude que des arrestations seraient opérées au tout début de la nouvelle année. Les sources policières indiquent que si les meilleures copies peuvent imiter les impressions en relief sur les billets et peuvent également reproduire correctement les filigranes, elles ne pourront pas inclure la bande métallique et plusieurs accessoires de sécurité secrets qui sont pratiquement infalsifiables, d'après les sources policières. Les techniques de sécurité sont connues uniquement des banques et de la police. Cela laisse le commerce de détail complètement vulnérable aux falsifications de haute qualité et, si ils ne sont pas assurés, leur risque financier n'est pas négligeable. Il existe aussi un risque réel, tant en Europe de l'Est, en Amérique latine et en Extrême-Orient, particulièrement le Japon et Taiwan - que le marché soit envahi par des copies de faible qualité, produites sur des photocopieuses. Ces photocopies, selon Mr. Briggeman, auront un "bel aspect" mais ne porteront aucun des signes de sécurité. Europol est en liaison avec les aurorités policières locales, aussi bien à l'intérieur de la zone euro qu'à l'extérieur de celle-ci, pour réprimer les contrefacteurs. Europol a récemment passé des accords avec les autorités policières de certains pays européens, mais ni la Macédoine, ni le Kosovo. Le fait que ces pays ne fassent pas partie de la Communauté Européenne ne "simplifie aucunement" la lutte contre les groupes de contrefacteurs les plus dangereux, déclare Mr. bruggeman. L'article original en anglais sur le site du Financial Times |