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Maxime Gremetz (PCF), grâcié, devrait se présenter à Amiens

 

AMIENS (AFP) - Le président de la République Jacques Chirac a accordé sa grâce au député PCF Maxime Gremetz qui devrait donc pouvoir se représenter aux législatives dans sa 1ère circonsciption de la Somme à Amiens.

Interrogé par l'AFP, M. Gremetz n'a "pas confirmé ni infirmé" l'information, se contentant d'appeler à "se reporter à la liste des candidats qui sera publiée dimanche soir".

La Cour de cassation avait confirmé ce mois-ci la radiation des listes électorales de M. Gremetz, condamné le 20 septembre 2000 à deux ans d'inéligibilité pour "actes de violences volontaires et outrages", en avril 1998 à Amiens. Il avait bousculé plusieurs personnes en pénétrant en voiture sous un chapiteau lors d'une cérémonie réunissant notamment le préfet de la Somme et le président de la région Picardie, Charles Baur, réélu un mois plus tôt grâce à des voix d'élus du FN. Il n'y avait eu aucun blessé.

Selon une source proche du dossier, l'ex-garde des Sceaux Marylise Lebranchu avait transmis à Jacques Chirac un avis favorable du gouvernement concernant le recours en grâce du député PCF.

Ce recours était le second déposé par M. Gremetz. Selon une source gouvernementale proche du dossier, une première demande de grâce avait été rejetée par le chef de l'Etat en novembre 2001.

M. Gremetz peut désormais être réinscrit sur les listes électorales via une procédure d'urgence devant le tribunal d'instance, et donc se représenter. Aux législatives de 1997, il avait été réélu au 2ème tour avec 60,65% des voix.

Le rejet de son pourvoi en cassation, en juin dernier, avait suscité un mouvement de sympathie parmi ses collègues députés de tous bords: L'ancien Premier ministre RPR Alain Juppé avait écrit à M. Gremetz pour lui faire part de son "étonnement" après sa condamnation qu'il avait qualifiée de "disproportionnée et injuste". Plusieurs députés socialistes avaient signé une pétition en sa faveur, estimant la décision de justice "inadmissible et honteuse".