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mercredi 28 novembre - 17h03 PARIS (AFP) - Les fédérations syndicales
de la banque CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC ont décidé mercredi de lancer
un mot d'ordre de grève sur l'ensemble du secteur bancaire, "éventuellement
reconductible", à partir du 2 janvier, a-t-on appris auprès d'un syndicaliste
participant à l'intersyndicale.
Selon ce responsable syndical, la grève devrait concerner l'ensemble
du secteur (banques commerciales de l'AFB mais aussi Crédit Agricole,
Caisses d'Epargne, etc.) et pourrait être reconductible, "en fonction
de la réaction du patronat du secteur et de la mobilisation sur le terrain".
Une grève à cette date risque de perturber considérablement la mise en
place de l'euro fiduciaire, qui deviendra la monnaie officielle le 1er
janvier. Les syndicats réclament depuis plusieurs semaines des négociations
d'une part sur les salaires, d'autre part sur les effectifs et les conditions
de sécurité à l'occasion justement du passage à l'euro.
Peu avant cette réunion au cours de laquelle il était prévu que l'interfédérale
fixe la date et les modalités de la grève, dont la menace est agitée de
longue date, le ministre de l'Economie, Laurent Fabius, a espéré que "la
raison prévaudra". "Je crois qu'il va y avoir des discussions entre les
banques et les syndicats", avait indiqué M. Fabius. "Le passage à l'euro
est un acte historique qui projettera la France et toute l'Europe dans
l'avenir. Il serait paradoxal qu'on commence cette période avec des banques
fermées", avait-il déclaré.
Banque de France: 3 syndicats appellent à la grève le 14 décembre
vendredi 07 décembre - 16h26 PARIS (AFP) - Les syndicats SNA (autonome),
CGT et CFDT de la Banque de France ont appelé vendredi l'ensemble des
18.000 salariés à une grève de 24 heures le 14 décembre, jour de mise
en circulation des "sachets premiers euros", afin d'obtenir "l'ouverture
de négociations immédiates pour l'avenir et pour l'euro". "Devant l'attitude
fermée de la Banque, méprisante envers les revendications du personnel,
nous ne nous laisserons ni culpabiliser ni intimider", indiquent le SNA
(1er syndicat à la BdF avec 35% des voix aux élections professionnelles),
la CGT (16%) et la CFDT (12%). FO, de son côté, avait annoncé dès mercredi
qu'elle ne participerait ni à une éventuelle grève le 14 décembre ni au
mouvement du 2 janvier lancé par les fédérations syndicales sur le réseau
AFB des banques commerciales, pour ne pas gêner la mise en place de l'euro,
qui "est une activité de service public par essence". "Conscients de notre
mission essentielle, nous refusons pour autant la notion de moindre coût
qui dessert la notion même de service public", soulignent pour leur part
le SNA, la CGT et la CFDT. Pour ces organisations, "la Banque est seule
responsable de l'absence d'un véritable dialogue social".
Elles appellent à "une grève générale de 24H le 14 décembre pour obtenir,
pour notre avenir, pour l'euro, des garanties et l'ouverture de négociations
immédiates". Les syndicats demandent notamment la tenue d'un Comité central
d'entreprise extraordinaire "avant la fin décembre sur l'avenir de la
Banque, qui devra traiter en priorité des métiers de la filière fiduciaire".
La BdF doit également "abandonner sa logique du démantèlement du statut
du personnel, c'est-à-dire l'individualisation des carrières et des salaires",
affirment les trois organisations. Par ailleurs, le SNA a d'ores et déjà
annoncé qu'il "serait là" le 2 janvier, en lien avec le mot d'ordre de
grève interfédéral dans les banques commerciales. Sur ce point, aucune
décision n'a encore été fermement arrêtée du côté de la CGT et de la CFDT,
cette dernière ayant cependant indiqué le 28 novembre que, faute "d'ouverture
immédiate de négciations", elle appellerait "à la grève reconductible
à partir du 2 janvier".
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