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Saisie au domicile du président israélien, accusé de harcèlement |
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Perquisition dans la résidence du président israélien Moshe Katsav JERUSALEM (AP) - La police a annoncé mardi avoir procédé à une perquisition dans la résidence officielle du président israélien Moshé Katsav dans le cadre d'une enquête pour harcèlement sexuel, saisissant des documents et ordinateurs. La police a précisé qu'elle comptait entendre M. Katsav au cours des prochains jours. Deux femmes l'ont accusé de harcèlement, ce qu'a démenti le chef de l'Etat, qui occupe en Israël une fonction largement honorifique. Moshé Katsav, élu président par le Parlement en 2002, bénéficie d'une immunité pour les actes commis dans le cadre de ses fonctions mais n'est pas à l'abri d'une enquête, avait expliqué le ministère de la Justice. La première accusation, venant d'une employée haut placée à la présidence, a été relayée en juillet par la télévision israélienne. Cette femme, d'après la télévision, aurait menacé Moshé Katsav de dévoiler le numéro d'un compte bancaire sur lequel le président recueillerait de l'argent en échange de grâces présidentielles. Elle aurait réclamé de l'argent en échange de son silence. Le journal "Maariv" a de son côté rapporté qu'une autre femme, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a accusé le président de s'être mal comporté. "Katsav m'a harcelée sexuellement", a titré le quotidien en "une". Le président, dont la carrière n'a été émaillée d'aucun scandale, a souligné que ses relations avec ses collaboratrices ont toujours été purement professionnelles. Ses services ont publié un communiqué indiquant
qu'il coopérerait avec les enquêteurs. "Le président
tient à présenter sa version complète des faits et
prouver" que ces "graves accusations" constituent des "mensonges",
selon ce texte. AP Katsav, qui récuse les accusations, sera interrogé par des enquêteurs mercredi, a-t-on appris de même source. "Le président est disposé à donner un compte-rendu complet et prouver la fausseté" de ces graves allégations, a déclaré une porte-parole de Katsav. Il est peu probable que ce scandale ait des répercussions sur la vie politique israélienne, la fonction de président étant surtout honorifique. Mais il s'ajoute à la liste déjà longue de scandales touchant les dirigeants actuels de l'Etat hébreu, du Premier ministre Ehud Olmert au chef d'état major des armées, Dan Halutz. Pris dans une affaire de harcèlement sexuel, le ministre de la Justice Haïm Ramon a démissionné dimanche.
Israël arrête Hassan Nasrallah... épicier à Baalbek JERUSALEM (AP) - Israël a bien réussi à mettre la main sur Hassan Nasrallah lors de son raid sur Baalbek début août. Mais les services de sécurité ont rapidement découvert qu'ils avaient capturé l'épicier du coin, trois membres de sa famille et un voisin, sans aucun lien avec le chef du Hezbollah. Les victimes de la méprise ont pourtant dû attendre trois semaines avant d'être relâchées. Hassan Nasrallah, trois membres de sa famille et un voisin ont été capturés lors du raid d'un commando israélien le 1er août dernier à Baalbek, fief du Parti de Dieu, dans le nord-est du Liban. Les militaires pensaient apparemment qu'Hassan Nasrallah faisait partie de la famille de son homonyme et pouvait servir pour faire pression sur le chef du Hezbollah, selon Leah Tzemel, l'avocate israélienne qui a obtenu lundi leur libération. L'épicier "a été conduit ici et interrogé et très vite ils ont compris qu'ils avaient été arrêtés sans raison", a expliqué Leah Tzemel. "Ensuite, ils les ont simplement mis en prison et gardé en détention". L'armée israélienne n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. La famille Nasrallah a raconté à l'avocate avoir été interrogée pendant 24 heures, exclusivement sur les relations qu'ils pouvaient avoir avec le Cheikh. Il est rapidement devenu clair qu'il n'avait aucun lien de parenté avec le chef du Hezbollah et son organisation. Lundi, devant la cour suprême israélienne Leah Tzemel a plaidé que la famille avait été retenue "en otage pour être utilisée comme monnaie d'échange lors de négociations". Dans l'après-midi, les Nasrallah et leur voisin ont été conduits à la frontière israélo-libanaise et ont pu rentrer chez eux. Au total, quinze personnes ont été tuées
dans les combats dans la zone de Baalbek la nuit du raid. Deux jours après,
Hassan Nasrallah, l'autre, avait résumé la situation en
quelques mots: "erreur sur la personne". AP |