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Agressions dans un train |
TOULON (AP) - Deux jeunes gens âgés de 19 ans soupçonnés d'avoir agressé des voyageurs dans le train régional Nice-Lyon le 1er janvier ont été placés en détention provisoire pour être jugés le 6 mars à Draguignan (Var), a-t-on appris mardi de source judiciaire. Un mandat de dépôt a été délivré après leur présentation en comparution immédiate au tribunal correctionnel lundi pour vols et, pour l'un d'eux, atteintes sexuelles. Ils avaient été placés en garde à vue dimanche après l'intervention des gendarmes en gare des Arcs. Les forces de l'ordre avaient été prévenues de ce qu'une trentaine à une quarantaine de jeunes gens répartis en petits groupes de cinq ou six étaient en train d'importuner et de dévaliser les voyageurs, passant de voiture en voiture dans le TER qui transportait environ 600 personnes. Le manège avait commencé vers Saint-Raphaël, mais à la gare des Arcs, un jeune couple qui venait de monter à bord avait été violemment pris à partie, la jeune femme de 20 ans subissant même des attouchements sexuels, a-t-on précisé de même source. Le TER, qui devait rester quelques minutes aux Arcs, y a fait une étape d'une heure et demie. Alertés par des passagers munis de téléphones portables ainsi que le conducteur du train qui refusait de repartir sans escorte policière, les gendarmes des Arcs sont arrivés puis ont fait venir des renforts de Draguignan, de Lorgues et du Luc pour rétablir l'ordre. Des voyageurs ont alors désigné des jeunes qui faisaient selon eux partie des fauteurs de troubles. Six personnes ont été interpellées: trois mineurs qui ont été entendus et seront convoqués devant le juge des enfants, et trois autres suspects qui ont été placés en garde à vue. Parmi ces derniers figuraient un mineur de plus de 16 ans qui sera convoqué devant la justice pour avoir provoqué des membres des forces de l'ordre, et deux majeurs de 19 ans qui ont été déférés au parquet et ont comparu lundi, toujours d'après la même source. Il semble que les suspects interpellés regagnaient l'agglomération d'Avignon et de Marseille parmi une centaine de jeunes gens allés arroser le Réveillon du Nouvel An sur la Côte d'Azur. AP Scènes de Far-West: une bande sème la terreur
dans le train Nice-Lyon DRAGUIGNAN (AFP) - Une vingtaine de jeunes, dont trois
seulement ont pu être interpellés, ont écumé
un train Nice-Lyon en gare des Arcs (Var) le jour du Nouvel An, semant
la terreur parmi les 600 passagers de la rame, dont certains ont été
violentés et rançonnés. Nés au Maroc, les deux prévenus, Aziz Ed Doubia, domicilié à Avignon, et Ashraf Bouzizoua, en récidive légale, devront répondre de vols en réunion et, en plus pour le premier, d'atteinte sexuelle en réunion, infraction pour laquelle le tribunal a ordonné une expertise psychiatrique. L'un des deux serait en situation irrégulière sur le territoire, selon le parquet qui procédait à des vérifications. Un mineur, également arrêté, sera jugé séparément. Il est 07H00 le 1er janvier: l'arrêt en gare des Arcs du train Nice-Lyon, prévu pour ne durer que quelques minutes, se transforme en scène de Far-West. A bord du train bondé, deux bandes de jeunes qui ont investi la rame, entre 20 et 30, selon les sources, sèment depuis un moment la terreur. Des passagers sont rançonnés. Tel ce couple de 25 ans, isolé par une dizaine de jeunes délinquants. Les deux victimes sont méthodiquement dépouillées de leurs effets personnels et priées de donner sous la menace et les coups portefeuille, cartes bancaires, téléphones portables, etc. Prise à partie par tout un groupe, c'est ensuite une jeune fille de 20 ans qui subit des violences sexuelles. "T'es mort. Tu vas crever", lancent certains des agresseurs à l'encontre de passagers qui ont osé alerter des contrôleurs. "C'était une véritable scène de pillage du train", a raconté lundi à l'audience le procureur de Draguignan, Dominique Luiggi. Avant l'arrivée en gare des Arcs, le chef contrôleur appelle les gendarmes mais ceux-ci arrivent en nombre insuffisant: ils ne sont que trois, explique à l'AFP Alain Wiart, directeur de la communication de la SNCF de la région PACA. De plus, les gendarmes ne peuvent monter à bord du train qu'après un dépôt de plainte formelle de la société ferroviaire, d'où le délai de blocage en gare d'une heure et demie. Par ailleurs, ils attendent des renforts. Pendant ce temps, les jeunes continuent leurs saccages: poubelles renversées, sièges lacérés, vitres fendues. Des "mouvements de panique" sont observés parmi les 600 passagers du train, rapporte le procureur. Il faudra l'intervention massive de renforts de diverses brigades de gendarmerie ainsi que de pelotons de surveillance et d'intervention de Draguignan et de Fréjus, qui montent à bord, pour que le train puisse repartir. Mais, peu avant l'arrivée en gare de Saint-Charles, à Marseille, dans la confusion générale à bord, la plupart des jeunes toujours à bord parviennent à s'échapper. Ils tirent le signal d'alarme et s'enfuient sur les voies au péril de leur vie. Trois jeunes, dont un mineur, seront néanmoins interpellés. Pour la SNCF, ce train avait bien fait l'objet d'un accompagnement par la police ferroviaire et un chien, mais seulement entre Nice et Saint-Raphaël. La SNCF a également porté plainte pour vandalisme.
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