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50% des internautes ont été marqués par l'enquête d'UFC-Que choisir pointant la dérive inflationniste de l'euro

En cette rentrée où la plupart des indicateurs économiques sont à l'orange, les conclusions de l'enquête "UFC-Que choisir ?" montrant que l'euro est à l'origine d'une hausse des prix de l'alimentation a rencontré un écho favorable auprès des internautes qui se sont exprimés*.
C'est bien sur fond d'appréhension voire d'inquiétude que s'effectue cette rentrée économique. Les indicateurs de reprise de la croissance ne sont pas au rendez-vous de la rentrée, après un été marqué par la chute des bourses et ses conséquences préoccupantes pour certains épargnants et la progression des chiffres du chômage Et le gouvernement semble avoir des difficultés à boucler son budget. Autant de signaux économiques négatifs qui n'incitent pas les internautes à l'optimisme.

Dans ce contexte, la publication de l'enquête d'une association de consommateurs sur les effets inflationnistes de l'euro a provoqué un début de polémique entre l'Insee, responsable du calcul de la hausse des prix, et les auteurs de cette enquête. C'est l'événement de la semaine qui les a le plus marqués. Pour les internautes, les résultats de cette étude ont sonné comme le révélateur de ce qu'ils sentent spontanément en effectuant leurs achats. Avec l'euro et son cortège d'arrondis qui leur paraissent tous à la hausse, rien d'étonnant à ce qu'ils attribuent à la nouvelle monnaie un effet inflationniste.

Mais pour les économistes, l'inflation se calcule sur la base de l'ensemble des prix des produits et services. Ainsi, pour expliquer la faible inflation issue de leurs calculs, en contradiction avec les conclusions de l'enquête "Que choisir ?", ils avancent que certains prix de services ont baissé depuis l'arrivée de l'euro, sans nier que certains produits de consommation courante aient pu augmenter dans la même période, les évolutions des prix se compensant in fine.

Derrière la polémique d'experts se cache un problème d'opinion. Même si les économistes ont raison, il reste que subjectivement, les internautes ont le sentiment que l'euro est un facteur d'augmentation des prix. Ce qui peut affecter leur moral économique qui en cette rentrée est loin d'être au mieux.

Jérôme Jaffré / Pierre Christian


*Résultats recueillis auprès d'internautes venus s'exprimer volontairement. Enquête encore en cours et ouverte à tous.