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Non-lieu requis pour trois proches de Jacques Chirac

 

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a demandé en juillet l'abandon des poursuites judiciaires à l'encontre de trois anciens directeurs de cabinet de Jacques Chirac à la Ville de Paris, mis en examen notamment pour "détournement de fonds publics", a-t-on appris mardi de source judiciaire.


Comme le révèle Le Canard Enchaîné à paraître mercredi, le procureur Yves Bot a estimé dans un réquisitoire que les faits retenus contre Robert Pandraud, Daniel Naftalski et Michel Roussin étaient prescrits. Il a appuyé la demande de non-lieu déposée par les avocats des suspects.


Dans une ordonnance, la juge d'instruction Colette Bismuth-Sauron a refusé ce non-lieu, estimant que les faits n'étaient pas prescrits puisqu'ils seraient, selon elle, criminels et relèveraient de la cour d'assises. Le procureur a fait appel et c'est la chambre de l'instruction qui tranchera.


L'enquête porte sur des emplois présumés fictifs qui auraient été accordés à des membres du RPR ou à leurs proches au sein du cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris qu'il a dirigée de 1977 à 1995.


Robert Pandraud a été directeur de cabinet de 1983 à 1986, Daniel Naftalski de 1986 à 1989, Michel Roussin de 1989 à 1993. Une dizaine d'autres personnes sont mises en examen dans ce dossier, dont Rémy Chardon, directeur de cabinet du maire de 1993 à 1995, et des bénéficiaires présumés d'emplois fictifs, dont François Debré, frère du président de l'Assemblée Jean-Louis Debré.


La juge Colette Bismuth-Sauron dispose d'un rapport de police faisant état de 43 personnes employées fictivement dans les cabinets de Jacques Chirac (1977-1995) puis de Jean Tiberi (1995-2001) à l'Hôtel de Ville.