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DÉSINFORMATION

3 ACTES

SÉRIE CHRONOLOGIQUE

PREMIER ARTICLE

Des sans-papiers s'invitent chez Klarsfeld
Par D.H. avec AFP
Immigration : Des sans-papiers s'invitent chez Klarsfeld . Une cinquantaine de clandestins a occupé vendredi soir le bureau et le domicile d'Arno Klarsfeld, nommé la semaine dernière médiateur national sur la question par Nicolas Sarkozy. Ils réclament la régularisation des parents d'enfants scolarisés et des célibataires.

Créé le 08 juillet 2006
Mis à jour le 08 juillet 2006 à 09h20

Une surprise attendait Arno Klarsfeld, vendredi soir, chez lui. Une cinquantaine de sans-papiers a occupé durant cinq heures son cabinet et son appartement, quelques heures après l'annonce de l'expulsion d'un premier lycéen depuis la fin de l'année scolaire (Lire l'article).

Le médiateur national sur le dossier des enfants clandestins scolarisés, nommé la semaine dernière par le ministre de l'Intérieur, les a reçus en urgence mais ne leur a pas donné de garanties supplémentaires.

"Des papiers pour tous"

Ils ont finalement quitté les lieux sans incident vers 22h, a annoncé Me Klarsfeld. Dans un premier temps, ils avaient affirmé qu'ils ne quitteraient pas le cabinet tant que leur revendication n'aurait pas été satisfaite.

Les "manifestants", membres du 9ème collectif de sans-papiers, dont les membres vivent à Paris et en Ile-de-France, réclament des "papiers pour tous" et non pas "au cas par cas", comme le veut Nicolas Sarkozy. Il demandent la régularisation de tous les parents d'enfants scolarisés en France. Mais aussi la régularisation de célibataires, dans des situations "dramatiques". C'était le cas notamment du jeune lycéen marocain renvoyé dans son pays vendredi. Il ne rentrait pas dans les conditions de la circulaire Sarkozy du 13 juin.

DEUXIÈME ARTICLE (même lien sur http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3315105,00.html)

Des sans-papiers s'invitent chez Klarsfeld
Par D.H. avec AFP

Une cinquantaine de clandestins a occupé vendredi soir le bureau et le domicile d'Arno Klarsfeld, nommé la semaine dernière médiateur national sur la question par Nicolas Sarkozy. Ils réclament la régularisation des parents d'enfants scolarisés et des célibataires.

Créé le 08 juillet 2006
Mis à jour le 08 juillet 2006 à 12h46

Une surprise attendait Arno Klarsfeld, vendredi soir, chez lui. Une cinquantaine de sans-papiers a occupé durant cinq heures son cabinet et son appartement, quelques heures après l'annonce de l'expulsion d'un premier lycéen depuis la fin de l'année scolaire (Lire l'article).
Le médiateur national sur le dossier des enfants clandestins scolarisés, nommé la semaine dernière par le ministre de l'Intérieur, les a reçus en urgence mais ne leur a pas donné de garanties supplémentaires. Il a d'ailleurs refusé de téléphoner à Nicolas Sarkozy sous la pression, mais leur a promis de transmettre leur demande de généraliser les régularisations.
"Des papiers pour tous"
Ils ont finalement quitté les lieux sans incident vers 22h, a annoncé Me Klarsfeld. Dans un premier temps, ils avaient affirmé qu'ils ne quitteraient pas le cabinet tant que leur revendication n'aurait pas été satisfaite.
Les "manifestants", membres du 9ème collectif de sans-papiers, dont les membres vivent à Paris et en Ile-de-France, réclament des "papiers pour tous" et non pas "au cas par cas", comme le veut Nicolas Sarkozy. Il demandent la régularisation de tous les parents d'enfants scolarisés en France. Mais aussi la régularisation de célibataires, dans des situations "dramatiques". C'était le cas notamment du jeune lycéen marocain renvoyé dans son pays vendredi. Il ne rentrait pas dans les conditions de la circulaire Sarkozy du 13 juin.

(Photo AFP/Jack Guez : Des sans-papiers chez Arno Klarsfeld)

 

TROISIÈME ARTICLE (lien sur http://fr.news.yahoo.com/07072006/5/une-soixantaine-de-sans-papiers-recus-par-arno-klarsfeld.html

Curieusement, pour un article daté du 07, je ne l'ai découvert sur Yahoo.news que le 09 au matin.

vendredi 7 juillet 2006, 23h17
Une soixantaine de sans-papiers reçus par Arno Klarsfeld

PARIS (AP) - Une soixantaine de sans-papiers ont été reçus vendredi en fin d'après-midi à Paris par l'avocat Arno Klarsfeld, nommé médiateur par Nicolas Sarkozy dans le dossier des parents sans-papiers d'enfants scolarisés. Ils s'étaient présentés à son cabinet pour lui demander d'intervenir en faveur de la régularisation de tous ceux qui en ont fait la demande.

Les sans-papiers, parmi lesquels figuraient des enfants, ont quitté le cabinet situé rue de la Boétie dans le 8e arrondissement "au bout de trois heures", dans le calme, a-t-on appris auprès de l'avocat. "Nous sommes pacifistes", a pour sa part déclaré José Pereira, membre du 9e collectif des sans-papiers, précisant que les forces de l'ordre leur avaient demandé de sortir. Mais "ce n'était pas une occupation, étant donné qu'il (Arno Klarsfeld) est venu, qu'il nous a invités et qu'il nous a ouvert la porte", a-t-il ajouté.

"Nous sommes allés le voir pour qu'il fasse le médiateur entre nous et le ministère" de l'Intérieur, a expliqué José Pereira à l'Associated Press. "Il y a des familles certes, mais il n'y a pas que les familles en France qui sont dans une situation irrégulière. Il y a aussi des célibataires qui sont là depuis dix, quinze ans, voire dix-huit ans et on ne voit pas pourquoi il y aurait une différence entre un sans-papier scolarisé et un sans-papier qui est là depuis 18 ans".

De son côté, Arno Klarsfeld a dit avoir expliqué aux sans-papiers qu'il avait "invités à entrer" qu'il était "intervenu auprès de Nicolas Sarkozy pour les enfants qui avaient des attaches fortes avec la France" mais qu'il "n'estimait pas que tous les sans-papiers devaient être régularisés parce que ce n'est pas la politique de la France d'ouvrir ses frontières".

"L'Etat ne peut pas régulariser tous les parents qui ont des enfants scolarisés" et "le traitement est nécessairement au cas par cas", a-t-il dit.

Après avoir quitté le cabinet de l'avocat, les sans-papiers se sont regroupés place Chassaigne Goyon, devant l'église Saint-Philippe du Roule. Entourés d'un cordon de CRS, ils ont entonné des slogans comme "Sans-papiers sans le droit, écrasés par la loi", "Sans-papiers raflés, sans-papiers assassinés". Ils avaient aussi scandé, à leur sortie du cabinet, "Allez les Bleus, Allez les Bleus" devant les CRS.

"Ca n'empêche pas que les sans-papiers soutiennent les Bleus aussi", a observé Taieb, d'origine tunisienne, affirmant en outre que les sans-papiers avaient une "grande pensée" pour l'un des leurs, tombé dans le coma après avoir fait une chute sur un chantier de construction. AP

cr/cb