RETOUR

SUIVI : CONSERVATION DES DONNÉES EN EUROPE

Extrait de :
Chroniques de Cybérie, 4 juin 2002 Surveillance : l'Europe adopte la loi sur la conservation des données http://cyberie.qc.ca/chronik/20020604.html#a
ZDNet France : Communications sous surveillance: Europol prépare ses recommandations sécuritaires http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2111537,00.html
Reporters sans frontières : Communiqué http://www.rsf.org/article.php3?id_article=2541 OpenPGP en français http://www.openpgp.fr.st/


Nous vous parlions la semaine dernière de l'adoption de la «Directive européenne relative à la protection des données personnelles dans les communications électroniques» ainsi que des données sur vos communications personnelles qui sont jugées essentielles au «maintien de l'ordre public».
Vous avez été étonnés par la liste exhaustive des informations vous concernant que les fournisseurs de services de télécommunications doivent conserver ?
Ça ne s'arrête pas là.
ZDNet France, grâce à l'eurodéputé italien Marco Cappato (Parti radical), fait état d'un document confidentiel d'Europol, l'agence de coopération policière de l'Union européenne, présenté en avril dernier lors d'une réunion de l'organisme à la Haye (Pays-Bas).
Selon ZDNet France : «Outre les données relatives aux protocoles Internet (IP), que l'on retrouve également dans un document dévoilé par un groupe d'expert du G8 le 15 mai dernier, Europol fournit la liste des "logs" de connexion sensibles des opérateurs de téléphone, fixe ou mobile. Sans se préoccuper du contenu des messages, il y est question de lister les références de chaque appel (numéro appelant/appelé), les identifiants, adresses de facturation, numéro de comptes bancaires associé à l'abonnement, même chose pour les traces de messages SMS (date, heure, numéros composés).
Encore plus fort : les coordonnées géographiques de chaque appareil mobile sont concernées.»
Du côté des autorités françaises, on refuse de commenter le document.
En revanche, chez les fournisseurs d'accès, c'est la grogne et certains songent à suivre le mot d'ordre de résistance aux lois de surveillance lancé par Reporters sans frontières (RSF).
Robert Ménard, secrétaire général de l'organisme, estime que l'heure est grave et qu'il faut faire preuve de vigilance : «Le climat de dérive sécuritaire qui s'est instauré depuis les attentats du 11septembre 2001 est en passe de légitimer un recul de la liberté d'expression des Européens. [...] L'adoption de la Directive [...] remet en cause le principe du secret des sources des journalistes ou de la confidentialité des communications professionnelles et privées des Européens. Il est de votre devoir de refuser de conserver ces données plus de trois mois et d'exiger une demande officielle d'un magistrat avant de donner accès à ces informations aux services de police et de renseignement.» De plus, RSF suggère depuis sa page d'accueil l'utilisation du logiciel de chiffrement des communications PGP.