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Prestation présumée fictive de Longuet: le parquet requiert un non-lieu


PARIS (AFP) - Le parquet de Paris a requis un non-lieu pour le président UDF du conseil régional de Lorraine, Gérard Longuet, dans l'affaire de prestation présumée fictive pour laquelle il aurait perçu 172.000 euros de la société immobilière Cogedim, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Comme l'a rapporté le quotidien Le Parisien, le parquet a considéré, dans un réquisitoire signé à la fin du mois de juillet, qu'il ne semblait pas établi que M. Longuet puisse être mis en cause pour "recel d'abus de biens sociaux" et "recel de contrefaçon", les chefs de mise en examen retenus contre lui dans cette affaire.

La juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez avait notifié en janvier la fin de ses investigations sur ce dossier. Il lui appartient de décider si elle suit les réquisitions du parquet et rend une ordonnance de non-lieu ou si M.Longuet doit malgré tout être renvoyé devant un tribunal correctionnel pour être jugé.

Dans cette enquête M. Longuet est soupçonné d'avoir perçu, via Avenir 55 - société créée pour financer ses activités politiques - 172.000 euros de la part de la société Cogedim, sans réelle contrepartie de sa part. Il est en outre soupçonné d'avoir "plagié", afin d'établir deux rapports qu'il a remis à la Cogedim, des travaux publiés dans un livre, baptisé "Immeubles intelligents et Téléport" rédigé par Agnès Huet, dirigeante d'une société de conseil spécialisée dans les télécommunications.

Cependant, le parquet a jugé, selon le Parisien, qui cite le réquisitoire, qu'"il ne résulte pas de l'information que le contrat de conseil signé le 3 janvier 1989 par Michel Mauer (PDG de la Cogedim) correspondait à une prestation fictive" mais à "un travail de synthèse".

En mai 2001, M. Longuet a été mis en examen dans un autre dossier, pour "recel de corruption", dans le cadre de l'enquête sur les marchés publics des lycées d'Ile-de-France. Il est également poursuivi, depuis avril 1995, dans une affaire du financement occulte Parti républicain (PR, devenu Démocratie libérale), dont il fut le président.

Il a obtenu une relaxe dans l'affaire de la construction de sa villa de Saint-Tropez (Var).