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Hier, la matinée des élus a commencé
par un consensus autour du nouveau plan d'aménagement de Paris
Rive-Gauche. Une journée marquée aussi par une mauvaise
nouvelle pour les partis politiques : les loyers de leurs permanences
s'approcheront désormais du marché.
LES PARTIS POLITIQUES parisiens ne seront plus logés à l'oeil.
Les Verts ont obtenu la publication des loyers pratiqués dans les
permanences politiques et leur réévaluation « significative
» : « C'est une question de principe et il y a quand même
un manque à gagner de plusieurs milliers d'euros », estime
Sylvain Garel. « La combine profitait à tout le monde et
personne n'était trop pressé. » Comme l'a écrit
Bertrand Delanoë aux heureux bénéficiaires, les prix
seront désormais alignés sur les loyers commerciaux du secteur
avec des abattements éventuels de 20 à 30 % pour cause de
baux précaires (3 ans).
« L'augmentation est telle que l'on va fermer » La réévaluation
va coûter cher au RPR qui, à lui seul, occupait 11 des 25
permanences gérées par la Ville et souvent louées
à 15 ou 16 € par an. Ces locaux seront réévalués
entre 2 440 et 7 200 € annuels. L'un des plus « beaux cadeaux
» profitait aussi au PS du II e : le local de 53 m 2 au coeur du
quartier Montorgueil était loué 15,20 € par an par
la SEM Centre. Il passe à 9 050 € annuels. Au RPR, cette inflation
subite va provoquer quelques tombées de rideaux. Exemple dans le
XX e : les gaullistes habitaient rue de Ménilmontant depuis dix-huit
ans. « L'augmentation est telle que l'on va fermer. On a bien pensé
ouvrir une boutique de tapas, plaisante Paul Aurélli. On va se
chercher autre chose pour la rentrée. » Furieux, Philipe
Goujon, élu RPR du XV e , déplore s'être fait couper
l'eau dans la permanence RPR du XV e Nord au 37, rue Falguière.
« Ça aurait pu attendre, puisque nous allons partir, l'immeuble
devant être démoli. » Jean Tiberi, lui, a accepté
une sévère réévaluation de ses 145 m 2 rue
Vésale. Ils lui coûtaient 182,60 € par an. Il devra
débourser 13 720 €. « C'est un peu cher, mais j'ai accepté.
» D'autant qu'il lui faudra aussi rembourser les coquets arriérés
de loyer de la permanence du groupe Ensemble pour Paris, ouverte par son
directeur de campagne, Jean-François Probst, lors des municipales,
rue François-Miron, soit 13 847 €. Sa rivale socialiste Lyne
Cohen-Solal ne sera pas mieux lotie : Elle occupait, elle, 30 m 2 rue
Saint-Jacques pour l'hyper modique somme de 7 € par an... réévalués
à 4 610 €.
(LP/ARCHIVES/PHILIPPE DE POULPIQUET.)
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