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Merci Maxime !

Lettre ouverte à Maxime Brunerie [22/07/2002]

8 jours après ton acte absurde, et malgré le tonnerre médiatique qui s'est abattu sur nous au péril de notre équilibre familial et professionnel, nous te devons en effet, Maxime, des remerciements.

Comme tu le sais, depuis que nous sommes parvenus aux commandes d'UR, fin avril, nous avons entrepris de réformer en profondeur le fonctionnement de notre mouvement, afin de lui donner les moyens de son développement.

> Nous avons instauré un filtre à l'adhésion via un double parrainage, destiné à décourager les mythomanes et les provocateurs.

> Nous avons tourné la page de l'islamophilie judéophobe pour imposer la ligne " Ni kippa, ni keffieh " : tout en demeurant solidaires des souffrances palestiniennes, nous affirmons que notre combat ne doit être inféodé qu'aux seuls intérêts européens.

> Nous avons rompu avec l'alignement systématique sur les déclarations de Bruno Mégret pour en finir avec le rôle de supplétifs auquel les partis électoralistes avaient pris l'habitude de nous cantonner.

Tout ça en moins de trois mois, c'était déjà pas mal. Mais c'était insuffisant. Il nous restait encore, comme nous l'écrivions fin mai à, avant tout, commencer par " accomplir notre propre révolution culturelle ". Comment, en effet, prétendre incarner la troisième voie révolutionnaire, sans être capable, auparavant, de procéder à l'indispensable réforme intellectuelle et morale de notre famille de combat ?

Aujourd'hui, grâce à ton coup de folie, Maxime, nous avons l'occasion historique de faire, une bonne fois pour toutes, le ménage dans nos rangs et d'en écarter tous les mythomanes nostalgiques et autres agents provocateurs qui s'y infiltraient régulièrement. Ayant affronté, à visage découvert, les conséquences hystériques de ton acte insensé, nous avons en plus la légitimité pour en finir avec tous ces imbéciles.

Alors ce ménage, Maxime, apprends que nous sommes résolus à le mener à bien avec le concours de tous ceux qui, depuis 8 jours, nous ont témoigné leur soutien. Pour nous, le défi est clair : rompre définitivement avec les combats perdus du XXème siècle et nous engager résolument dans ceux, décisifs, du XXIème siècle.

Nous l'écrivions déjà fin mai : " Parce que nous avons rendez-vous avec l'histoire, nous nous devons d'être exemplaires. "

Tant pis pour ceux qui ne le comprennent pas, ils n'ont pas leur place à nos côtés.


Guillaume Luyt /Fabrice Robert