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Montereau (Seine-et-Marne) expérimente les machines à voter |
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MELUN (Seine-et-Marne) (AFP) - "Pratique", "moderne", "d'une simplicité enfantine": les électeurs de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), qui votaient pour la première fois dimanche sur des machines à voter électroniques, ne semblaient guère regretter les traditionnels bulletins. "Les isoloirs avaient leur petit charme, c'est sûr, mais il faut être moderne !", ont commenté Martine et Denis Lambert, 55 ans, après avoir validé leur vote sur la machine. 55 communes totalisant 728 appareils ont fait le choix de s'équiper partiellement ou totalement de machines à voter électroniques pour le référendum sur la Constitution européenne, selon le ministère de l'Intérieur. "Le référendum est un bon scrutin pour introduire cette innovation, compte tenu de la simplicité du vote", a expliqué à l'AFP le député-maire (UMP) de Montereau Yves Jégo. "Même pour des analphabètes comme nous c'est très facile !", a estimé un jeune homme. "Oui", "Non", "Vote blanc", "Validation", et "Correction": les électeurs ne risquaient guère a priori de se tromper dans les cinq touches de la machine. Une dame, pourtant, s'est affolée : "Je me suis trompée... Je ne peux pas annuler ? Non, c'est pas vrai !" Et d'expliquer : "C'est vrai que je suis sous traitement médicamenteux, mais je ne dois pas être la seule !" "C'est un choix un peu audacieux, mais il est indispensable de passer à une organisation plus moderne des scrutins", a fait valoir M. Jégo. "Les machines représentent un gain de temps et d'argent considérable: à 20H15 nous aurons tous les résultats et nous n'avons plus besoin pour un bureau que de six personnes, contre seize auparavant". Fini les tables de dépouillement, le recomptage des bulletins, la chasse aux bénévoles: "J'ai longtemps fait le dépouillement et je vois bien que ça simplifie les choses", a admis Jeanne Sainson, 82 ans, après avoir quelque peu hésité devant l'écran de la machine. La mairie considère qu'en trois scrutins elle aura amorti le coût de l'achat des neufs machines équipant ses huit bureaux, qui se monte à 55.000 euros. Du côté du ministère de l'Intérieur, on se montre un peu plus circonspect: "Nous ferons le bilan après cette élection pour voir si les machines sont vraiment rentables", a indiqué le bureau des élections et des études politiques. D'ores et déjà, le ministère encourage les communes à s'équiper en leur accordant une subvention de 800 euros par machine. Brest avait été la première ville à expérimenter le vote électronique, lors des élections cantonales et régionales de 2004. Pour les Européennes, 17 autres communes avaient suivi. |