|
Le Conseil National Souverainiste, qui compte des représentants
de tous les courants souverainistes, s'est réuni le mardi 12 mars
en formation plénière à l'Assemblée Nationale,
sous la présidence de Francis Choisel, président de l'Alliance
pour la Souveraineté de la France et conseiller général
des Hauts-de-Seine et a adopté la motion suivante :
" Les Français sont appelés les 21
avril et 5 mai prochain à élire un Président de la
République. Il ne s'agit pas, en cette occasion, de procéder
à un test de la représentativité des différentes
familles politiques, comme le nombre des candidats annoncés pourrait
le laisser croire. Il s'agit de désigner le futur chef de l'Etat.
Selon l'article 5 de la Constitution, le Président de la République
est le garant de l'indépendance nationale et de l'intégrité
du territoire. Or, les deux cohabitants ne se sont pas comportés
en garants de cette indépendance ni de cette intégrité.
Que l'un ou l'autre soit élu, ils ne reviendront pas sur leur politique
d'abdication nationale. C'est pourquoi il convient d'exclure, dès
le premier tour, de voter pour eux.
Plusieurs candidats se réclamant de la souveraineté de la
France sont en présence. Il n'appartient pas au Conseil national
souverainiste de les départager.
Il est en revanche de son devoir de souligner la gravité de l'enjeu
du prochain quinquennat, au cours duquel la France jouera son existence
même. A l'échéance de 2004, les promoteurs de la Convention
pour l'avenir de l'Europe ont en effet résolu d'imposer à
tous les peuples du continent la pseudo-constitution d'une Europe fédérale
des régions à base ethnique.
Il est en conséquence impératif pour la survie de la nation
de confier le destin de notre pays à un homme ou une femme réellement
déterminé à s'opposer à une telle perspective.
Aussi le Conseil national souverainiste appelle-t-il solennellement les
Français à élire un Président de la République
souverainiste."
|