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jeudi 14 mars 2002 15:06:18 GMT FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne craint que les élections qui vont se dérouler dans plusieurs pays de la zone euro cette année ne constituent un danger pour la stabilité budgétaire dans la mesure où les gouvernements concernés risquent d'être tentés de promettre des allégements fiscaux et une hausse des dépenses pour des raisons électorales. "Compte tenu des élections qui auront lieu dans un certain nombre de pays en 2002-2003, le risque que les gouvernements introduisent de nouveaux allégements fiscaux et fassent montre d'une moindre modération dans leurs dépenses (...) ne peut pas être exclu," écrit la BCE dans son bulletin mensuel de mars publié jeudi. C'est la première fois que la Banque centrale européenne épingle les élections comme risque quant à la discipline budgétaire. Outre les élections qui se dérouleront en France (au printemps) et en Allemagne (à l'automne), le Portugal se rend aux urnes dimanche tandis que des législatives auront également lieu aux Pays-Bas et en Irlande, au mois de mai. Selon la définition du Pacte de stabilité et de croissance, les Etats membres de l'Union économique et monétaire (UEM) sont tenus de limiter leurs déficits budgétaires à un maximum de 3% de leur produit intérieur brut (PIB). Or, l'Allemagne s'est approchée de très près de ce plafond l'an dernier avec un ratio dette sur PIB de 2,7%. Le gouvernement de Gerhard Schrder a d'ailleurs échappé de peu à un avertissement de l'Union européenne à ce sujet. Dans son rapport, la BCE estime que, dans l'ensemble, l'orientation budgétaire des Douze va dans le bon sens. La banque centrale salue les engagements des gouvernements à atteindre les objectifs budgétaires et souligne que les récents dépassements des objectifs initiaux ont été causés par le ralentissement économique et non par des politiques inappropriées. La BCE souligne toutefois que certains pays de la zone euro pourraient avoir des difficultés à ramener leurs déficits budgétaires à zéro dans la mesure où leurs scénarios de croissance, estime la BCE, sont trop optimistes et où les moyens décrits pour y parvenir restent trop imprécis. "Une répétition des dépassements des plafonds de dépenses ne peut être exclu dans les années à venir, ce qui mettrait en danger les objectifs d'équilibre budgétaires des pays," écrit la BCE. |