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OGM Un quart des semences de maïs contaminées
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Surprise, sur 447 lots de semences étiquetés « sans OGM », 109 contenaient des traces d'OGM. Un résultat inquiétant, les fabricants de semences étrangers ne contrôlent pas leurs semences et s'assoient sur les règlements en vigueur. La DGAL, Direction générale de l'alimentation, qui a publié ces résultats, donne de son côté une interprétation plutôt cafouilleuse de ce bilan. « Seulement 2 des 109 échantillons suspects présentent des taux trop élevés d'OGM, les autres lots révèlent une présence fortuite à des seuils tolérables. » Une explication qui confirme une absurdité dénoncée par les associations de consommateurs et de défense de l'environnement : des produits étiquetés officiellement « sans OGM » ont donc le droit d'en contenir. Est-ce logique ? « En l'absence de directive sur les seuils de présence, il n'y aura aucune sanction contre les fabricants et les importateurs », répond-on à la DGAL. « Effectivement, on peut se demander à quoi servent ces étiquetages absurdes, c'est inacceptable, les pouvoirs publics ont baissé les bras face aux firmes de semences, réagissait hier pour « le Parisien » et « Aujourd'hui en France », Corinne Lepage, ex-ministre de l'Environnement, et présidente de Cap 21. En minimisant cette information, l'objectif est de banaliser la présence d'OGM dans l'agriculture et les produits de consommation. Tout doucement, on habitue le grand public. Rappelez-vous l'affaire des autorisations données en catimini à des cultures d'OGM en France au mois de juin, c'est pareil. Il faut aussi savoir qu'aux Etat-Unis, les firmes font pression sur le gouvernement pour autoriser des cultures d'OGM non testées sur l'environnement. Jusqu'à quand va-t-on endormir les gens ? » |