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Un poste de la FINUL touché par un bombardement
israélien sur le sud du Liban: au moins trois observateurs tués
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BEYROUTH (AP) - Trois observateurs de la FINUL ont été tués mardi dans un bombardement israélien qui a frappé un poste d'observation de la force de l'ONU dans le sud du Liban, alors que l'on craignait pour la vie d'un quatrième, enseveli sous les décombres, a confirmé le secrétaire général des Nations unies. "Choqué", Kofi Annan a déclaré qu'Israël semblait avoir frappé cette cible "délibérément" et a demandé aux autorités une enquête approfondie. De son côté, l'ambassadeur d'Israël Dan Gillerman auprès de l'ONU a exprimé son "profond regret" pour cet incident, mais a nié le caractère délibéré de la frappe. "Je suis choqué et profondément peiné par la déclaration hâtive du secrétaire général insinuant qu'Israël a délibérément ciblé un poste de l'ONU", a déclaré Dan Gillerman. La frappe aérienne a touché "directement" leur poste juste au nord de la Ligne Bleue séparant Israël et le Liban, selon un responsable onusien qui a requis l'anonymat. Les victimes sont un Autrichien, un Canadien, un Chinois et un Finlandais, a précisé un haut responsable militaire libanais qui a requis l'anonymat. L'agence de presse officielle Chine nouvelle a annoncé mercredi qu'un des corps identifiés était celui du Chinois Du Zhaoyu, s'appuyant sur des sources de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL). On ignorait l'identité des deux autres observateurs dont le décès a été confirmé. Le ministère chinois des Affaires étrangères, par la voix de son porte-parole Liu Jianchao, s'est dit "profondément choqué par cet incident et le condamne fortement". Selon Milos Struger, porte-parole de la FINUL, une bombe a touché le bâtiment et l'abri d'une patrouille indienne de la force dans la ville de Khiyam près de l'extrémité est de la frontière avec Israël. "Il y a des victimes parmi les observateurs", avait-il déclaré à l'Associated Press. "La FINUL a immédiatement dépêché une équipe de secours et ils sont actuellement sur place mais ne peuvent déblayer les décombres", car les tirs israéliens "continuaient même pendant l'opération de secours", avait expliqué M. Struger. Après l'annonce de l'attaque, le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan est sorti précipitamment d'un hôtel de Rome où il dînait avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et le Premier ministre libanais Fouad Siniora, à la veille de la conférence internationale sur le Proche-Orient prévue dans la capitale italienne. "Je suis choqué et profondément troublé que les forces israéliennes aient apparemment délibérément frappé un poste des observateurs de l'ONU dans le Sud-Liban", a ensuite déclaré Kofi Annan dans un communiqué. Il a souligné que le poste était en place depuis longtemps et était clairement indiqué, et rappelé que le Premier ministre israélien Ehoud Olmert avait pourtant assuré que les positions de l'ONU ne seraient pas visées. Kofi Annan a souligné que le général français Alain Pelligrini, l'acutel chef de la FINUL, a été en contacts répétés avec les officiers israéliens durant toute la journée de mardi "insistant sur la nécessité de protéger en particulier cette position des Nations unies de toute attaque". "J'appelle le gouvernement d'Israël à conduire une enquête complète sur cet événement très perturbant et j'exige que toute attaque sur les positions et personnels de l'ONU cesse", a-t-il ajouté. Depuis le début de l'offensive massive lancée par Israël au Liban le 12 juillet, un employé civil international travaillant avec la FINUL et son épouse ont été tués lors d'échanges de tirs entre le Hezbollah et les forces israéliennes à Tyr dans le sud du pays. Cinq soldats de la FINUL et un observateur militaire ont également été blessés, selon M. Struger. AP sb-mgh/v98/ma/v149
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