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Le "panier de la ménagère" repart à la hausse

25 août 12:39:58


PARIS (Reuters) - Les prix de consommation courante devraient augmenter de près de 10% en deux ans, selon une enquête de l'UFC-Que Choisir publiée par le Journal du dimanche.

La moyenne des augmentations entre novembre 2000 et mars 2002 atteint 4% et les dérapages observés au printemps devraient se poursuivre à l'automne, précise l'enquête de l'association, qui sera diffusée mardi.

Ces chiffres du "panier de la ménagère" tranchent avec celui de l'inflation publiée par l'Insee vendredi: + 1,6% en un an à la fin juillet.

Il est toutefois difficile de comparer les deux indices, car l'Insee intègre de nombreux critères, dont le pétrole, les voitures, les services.

Les relevés de l'UFC-Que Choisir se concentrent sur des produits achetés de façon quasi hebdomadaire par les ménages : alimentaire, hygiène-beauté et entretien domestique.

Entre novembre et mars, industriels et distributeurs s'étaient entendus sur un gel des prix pour amortir le passage à l'euro. "A de rares exceptions près, ce moratoire a été respecté. Mais les commerçants n'ont pas attendu pour rattraper ces cinq mois de retard", explique Marie-José Nicoli, présidente de l'UFC.

L'EURO, PRINCIPAL SUSPECT

Selon les enseignes, le "panier moyen" aurait augmenté de 0,7% à 2,63% et les hausses pour certains produits atteindraient 15, voire 30 %.

Les Français confirment ce sentiment d'inflation, pour lequel l'euro fait toujours l'objet de principal suspect, dans un sondage Ipsos-JDD-lapostefinance.fr.

Pour 43% d'entre eux, la monnaie unique a en effet rendu leurs vacances plus chères, 2% ayant l'opinion inverse et 35% considérant que leurs premières vacances en euro n'ont pas été plus coûteuses.

Au passage, les Français sont de plus en plus nombreux (48% contre 38%) à souhaiter que le double affichage en euro et en franc soit maintenu au-delà de la fin de l'année.

De même, 41%, contre 33% en juin, considèrent qu'il leur faudra quelques années pour penser définitivement en euros.

Le Journal du dimanche estime que l'euro ne doit pas servir de bouc émissaire et endosser tous les maux, car la monnaie unique n'est pas seule responsable des hausses de prix.

Le renchérissement des matières premières (céréales, chocolat, huile) explique aussi les hausses constatées dans les prix des industriels.