|
Protestation contre la hausse des prix liée
au passage à l'euro. |
|
samedi 21 septembre 2002
Rome de notre correspondant
Plus généralement, les associations de consommateurs s'indignent de l'augmentation des prix dans le sillage de l'introduction de l'euro. Une augmentation assez notable des prix du reste confirmée par les derniers chiffres de l'inflation. Selon l'Institut national de la statistique, le taux d'inflation italien s'élèverait à 2,6 % en septembre sur base annuelle, contre 2,4 % en août. Mais selon l'ensemble des associations de consommateurs, l'inflation réelle est beaucoup plus élevée. Certains commerces, expliquent-elles, auraient été jusqu'à changer des étiquettes, faisant par exemple passer les produits de 1 000 lires (0,51 euro) à 1 euro. En ce qui concerne la pizza, l'Aduc a calculé que la somme des prix des ingrédients pour une Margherita porte le coût de production de la pizza à 0,49 euro, alors qu'elle est vendue en moyenne à 5 euros. «Une plus-value de 920 %», dénonce l'Aduc, qui estime qu'en appliquant cette méthode de calcul, une dorade coûtant 15 euros le kilo au marché devrait être affichée sur le menu des restaurants à 150 euros. «En proférant des affirmations inutiles et dangereuses, de nombreuses associations de consommateurs cherchent de toute évidence à provoquer des remous sur le marché et des affrontements sociaux, a vivement réagi Antonio Pace, président d'une fédération de commerçants. Les calculs de l'Aduc ignorent complètement les coûts fixes.» Selon les associations de consommateurs, près
de vingt millions d'Italiens avaient participé à la grève
des dépenses il y a dix jours. L'affluence dans les restaurants
étrangers des villes italiennes ce samedi permettra peut-être
d'évaluer plus précisément la mobilisation à
l'occasion de la première grève de la pizza. |