|
PLAINTE 1 L'ACCÈS DE TROUILLOTISME L'ARTICLE DU MONDE |
|
Décision attaquée : la gesticulation " trouilloteuse " du Secrétaire dEtat aux PME, au commerce et à lartisanat, un 15 janvier 2002, à la BNP Paribas de Paris. Requérant(e) : toute personne travaillant dans un établissement de crédit, public ou privé, ou au service financier de La Poste ou au Trésor public. Lidéal, cest une banque privée ! Aucun risque de représailles, en tout état de cause. Tribunal compétent : Tribunal administratif de Paris Coût : 100 F de timbre fiscal remboursé + assistante gratuite du site Délai limite de recours: jusquau 15 mars 2002 Date limite de volontariat : jusquau 10 mars 2002
Courrier à signer et envoyer
Monsieur le Président, J'ai l'honneur de déférer pour excès de pouvoir
la décision en date du 15 janvier 2002 du Secrétaire dEtat Par voie de presse (Le Monde, 17 janvier 2002 , page 20, que je vous
joins), jai pris connaissance de cette 1. Il sagit bien dune décision administrative. M. le Pr. Chapus explique lumineusement à ses étudiants en Droit que, parmi les " décisions explicites " de ladministration, certaines " peuvent être gestuelles " (Chapus, Droit administratif général, 10ème ed., tome 1, n°560). Prendre dune main la trouilloteuse, de lautre une liasse de billets de banque et trouilloter lesdits billets est une décision administrative gestuelle. Indubitablement, le ministre a pris une décision administrative en opérant de la sorte. La matérialité de la décision administrative attaquée ne fait aucun doute, comme en fait foi la scrupuleuse relation des faits, devant témoins, par le journaliste dont larticle de presse est ci-après produit. 2. Cette décision est un acte administratif décisoire. Cette décision nest pas une mesure dordre intérieur car on ne voit pas ce que viendrait faire lingérence du ministre dans lordre intérieur dun établissement bancaire de droit privé ! Elle nest pas davantage, pour la même raison dindépendance des ordres juridiques, une mesure préparatoire. Bref, à tous égards, la décision attaquée est bien un acte administratif décisoire. 3. Cette décision me fait grief. Cette décision me fait indubitablement grief car, en ma qualité dagent bancaire (cf. photocopie de .), habilité par ce fait à trouilloter des billets de banque libellés en francs, lincivisme de lauteur de la décision déférée ne peut que porter gravement atteinte à la confiance mise par les clients dans la grande rigueur que mes collègues dûment habilités et moi-même mettons à trouilloter les billets. Ou, pire, la décision déférée ne peut quencourager des agents administratifs, à lexemple de leur chef hiérarchique prestigieux, à procéder eux aussi au trouillotage des billets, avec le sentiment de ne pas mal faire. Supposons, un instant, que face au retard dans léchéance imposée par Bruxelles du retrait de circulation des francs, des fonctionnaires du ministère des PME, du commerce et de lartisanat viennent prêter main forte pour trouilloter les billets à notre place ! 4. Cette décision est entachée dincompétence.
" Il y a incompétence quand une autorité administrative nest pas juridiquement habilitée à se comporter comme elle le fait " (Chapus, Droit administratif général, 10ème ed., tome 1, n°1042). Il y a donc incompétence quand un ministre nest pas juridiquement habilité à se comporter comme il le fait. Lincompétence ratione materiae est réalisée quand une autorité administrative empiète sur les attributions, différentes des siennes, dune autre autorité, de rang égal, supérieur ou inférieur. Lexemple topique donné par les manuels de Droit public est lorsque le conseil municipal édicte une mesure de police administrative au lieu et place du maire de la commune, seul compétent. Bien que le maire préside le conseil municipal, la délibération de celui-ci nest pas superfétatoire mais vicié dincompétence. Les étudiants en Droit samusent de lexemple de larrêt du Conseil dEtat Alfred-Joseph, 15 février 1961 (au Lebon page 114), aux termes duquel M. le préfet avait décidé incompétemment de révoquer un garde-champêtre, ce quavait seul le droit de décider M. le sous-préfet ! Or il appert clairement quaux termes de larticle 1er du décret n°2001-933 du 12 octobre 2001 relatif au marquage par perforation de billets libellés en francs que " Les établissements de crédit, les services financiers de La Poste et le Trésor publics sont seuls habilités ( ) à procéder à la perforation des billets ". Votre tribunal ne pourra que constater lincompétence flagrante du ministre qui nest pas juridiquement habilité par le décret précité à se comporter comme il la fait. Mais il y a plus. 5. la décision attaquée est entachée dune méconnaissance de la règle pénale. En effet, le même décret prévoit, en son article 3, que : " En dehors des cas prévus à larticle 2, le fait daccepter, de détenir ou dutiliser les billets mentionnés à larticle 1er et perforés dans les conditions et selon les modalités définies à lannexe du présent décret ( ) est puni de lamende prévue pour les contraventions de la 2ème classe ". Ce qui signifie à la fois quune personne autre que celle dûment habilitée par larticle 1er à trouilloter les billets encourt linfraction susmentionnée, mais quen outre, quelle fait encourir le risque de cette infraction aux personnes acceptant, etc., des billets trouillotés ainsi irrégulièrement. En conséquence de la jurisprudence Société LAMBDA
(Conseil dEtat, Assemblée, 6 décembre 1996, Lebon
page A tous égards, vous ne pourrez que faire droit à ma requête et annuler la décision déférée. 6. Il serait foncièrement inéquitable que jassume le coût du timbre fiscal. Aussi, vous voudrez bien condamner lEtat à me rembourser sa valeur, augmentée du taux dintérêt légal, au titre de larticle L. 761-1 du code de justice administrative. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma plus haute considération
VOUS ÊTES SCANDALISÉ PAR LE COMPORTEMENT DE CE SECRÉTAIRE D'ÉTAT VOUS SOUHAITEZ PORTER CETTE PLAINTE CONTACTEZ-NOUS |