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ON VOMIRA LE SURPLUS.......

France 3 IROISE , Vendredi 18 janvier 2002 , 19-20.

Le décor est une poissonnerie de Brest. A l'image , derrière son étal de poisson frais , un poissonnier professionnel qui subit les conséquences de l'euro…
Plongée vers le tiroir-caisse : sous le brillant de l'euro se cachait un répugnant uniforme vert de gris …


COMMENTATRICE :
- Détrompez-vous ces pièces ne proviennent pas d'un vieux trésor sous-marin. Ces centimes d'euro ont seulement trois semaines et sont déjà méconnaissables.

Michel EUZEN , POISSONNIER :
- Elles rouillent ; il y a du vert de gris je les isole et je ne les rends pas au client parce qu'elles ne sont vraiment pas présentables.

COMMENTATRICE :
- L'atmosphère saline des poissonneries ne semble pas réussir à ces nouveaux centimes composées d'acier (?) de cuivre et c'est là où le bât blesse ; le cuivre est un métal qui s'oxyde rapidement et qui produit du vert de gris au contact de l'humidité. Et bien plus que l'apparence peu avenante de cette coloration, c'est une question d'hygiène qui interpelle les professionnels .

Pierre ABARNOU , Président de l'Union Départementale des poissonniers professionnels :
- Comme on a toujours les mains mouillées , on va travailler notre produit , notre poisson, qu'on a au contact de la peau et des doigts et en même temps on va aller toucher, rendre la monnaie, avec des pièces dont la qualité sanitaire …, point d'interrogation.

Professeur Jean-Dominique DEWITTE , praticien hospitalier en santé du travail, professeur des universités :
- Pour le cuivre , je crois qu'on peut rassurer. Au niveau cutané, effectivement , le poissonnier a peu de risques à rencontrer. En ce qui concerne la personne qui va manger le poisson sur lequel éventuellement des particules d'oxyde de cuivre se seraient déposées…La personne qui aurait vraiment une trop forte consommation de cuivre vomirait le surplus ; donc il y a peu de risques.

COMMENTATRICE :
- De quoi rassurer les professionnels des marchés également touchés par le phénomène. En attendant si le doute vous assaille, vous pouvez toujours recourir à votre carte bancaire.

LE POISSONNIER :
- J'ai toujours été contre l'euro, je suis en train de le subir. J'ai voté contre Maastricht.