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L'objectif de l'équilibre en 2004 pourrait être
repoussé |
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PARIS (AFP) - Jacques Chirac, réélu massivement dimanche, devrait de nouveau écarter de son programme économique l'obligation, réaffirmée à l'issue du sommet européen de Barcelone en mars, de rétablir l'équilibre des finances publiques d'ici à 2004. Car pour le chef de l'Etat, l'objectif de retour à l'équilibre des finances publiques aux alentours de 2004, date négociée par les ministres européens des Finances et entérinée par les chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze dans les conclusions du sommet de Barcelone, n'est pas réalisable. En diminuant les recettes fiscales, le ralentissement économique de l'an dernier a considérablement rogné la capacité du gouvernement précédent à réduire le déficit des finances publiques. D'autant que le gouvernement de Lionel Jospin avait choisi aussi de baisser les impôts pour soutenir la consommation. Et à son tour, Jacques Chirac s'est engagé, dans le cadre de son programme électoral, à ne pas relever les prélèvements obligatoires, prévoyant même de les abaisser dès cette année. Le RPR Nicolas Sarkozy le rappelait il y a une semaine: "on ne peut être présent au rendez-vous de 2004 sauf à créer des impôts: or nous ne créerons pas d'impôts". Par ailleurs, pour Jacques Chirac, l'objectif de 2004 n'est "pas impératif" car arrêté uniquement par les ministres des Finances des Quinze. Jacques Chirac s'appuie aussi sur le fait que le Pacte de Stabilité européen, qui stipule le retour au déficit zéro, ne mentionne pas de date mais évoque un objectif "à moyen terme". Toutefois, les conclusions de la présidence espagnole du sommet européen de Barcelone (auquel participait M. Chirac) et dont le texte a été négocié par les Etats membres --ce qui les lie-- mentionnent l'objectif de 2004 pour le retour à l'équilibre des finances publiques. "Les Etats membres resteront fidèles ou se conformeront à l'objectif à moyen terme consistant à parvenir, d'ici 2004 au plus tard, à une situation budgétaire proche de l'équilibre ou excédentaire", stipulent ces conclusions. Selon le programme de M. Chirac, le retour à l'équilibre serait désormais prévu pour 2007 au mieux. Et tant pis pour les engagements européens de la France. Au risque sans doute de faire vaciller quelque peu la crédibilité de la zone euro, comme le craint le président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg, qui a jugé "vital que les engagements pris pour parvenir à l'équilibre budgétaire d'ici 2003-2004 soient rigoureusement tenus par les Etats membres" |