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Passage euro : les anciens billets non restitués ne peuvent servir à réduire les déficits

 

BRUXELLES, 22 juil (AFP) - Les Etats de la zone euro ne sont pas autorisés, pour réduire leurs déficits, à utiliser les sommes correspondant aux anciens billets et pièces nationaux non portés à l'échange par les citoyens suite au passage à l'euro, selon une décision publiée lundi par l'office européen des statistiques Eurostat.

Les billets et les pièces émis par les Etats ou leurs banques centrales constituent une créance pour les comptes publics et donc les montants non restitués lors du passage à l'euro équivalent à un gain pour leurs budgets.

Toutefois, souligne Eurostat, il s'agit d'un produit "exceptionnel" et qui donc ne peut pas servir aux Etats dans le calcul de leurs déficits ou excédents.

Cette décision a l'approbation des Etats membres et de la Banque centrale européenne, précise l'office.

Près de huit mois après le passage à l'euro, il n'existe pas de statistiques officielles sur le montant des anciens billets et pièces non restitués par les citoyens. Selon des données obtenues par l'AFP auprès des banques centrales, il devrait d'agir de plusieurs milliards d'euros. Ces billets et pièces ont été généralement perdus, oubliés, collectionnés ou emportés par les touristes.

Au total, les Européens ont tout de même échangé plus de 90% des anciens billets, mais se sont moins souciés des pièces.

Les retardataires peuvent toujours porter leurs derniers billets à l'échange aux guichets de leurs banques centrales, pendant dix ans comme en France ou en Italie, ou pour une durée illimitée, comme en Allemagne.