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Les craintes des consommateurs pour l'euro |
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FRANCE-EURO-CONSOMMATEURS PARIS, 12 décembre (Reuters) - A dix-neuf jours
du passage à l'euro, les consommateurs craignent essentiellement
les hausses des prix, un approvisionnement insuffisant des points de vente
et des banques et enfin les faux billets, déclare Christian Huard,
président de ConsoFrance. Cette association généraliste, qui fédère plusieurs organisations de défense des droits des consommateurs, revendique plus de deux millions d'adhérents. "La peur qui préoccupe le plus de gens, c'est la hausse des prix. La deuxième c'est de ne pas avoir d'euros en nombre et en type de coupure suffisants et la troisième ce sont les faux billets car, pour les faussaires, le moment rêvé ce sont les cinq premiers jours de janvier", a dit Christian Huard dans une interview à Reuters Le président de ConsoFrance s'inquiète
aussi de la faiblesse des paiements en euros réalisés spontanément
aujourd'hui par les consommateurs, dénonçant l'insuffisance
des informations sur les conditions de distribution des kits en euros
et les difficultés d'approvisionnement en vrac des commerçants.
Enfin, il affirme qu'au 1er janvier, tous les distributeurs automatiques
de billets ne pourront fournir des euros, contrairement à ce que
disent les banques. "On en serait à un tiers des paiements scripturaux en euros sauf que, dans le tiers, il y a un grand nombre de titres interbancaires de paiement, de prélèvements, des virements pour lesquels les consommateurs ne choisissent pas". Christian Huard juge au contraire que 80% des paiements effectués par cartes via les terminaux de paiement électroniques sont encore libellés en francs. Quant aux kits premiers euros, il dénonce l'absence de communication des banques concernant leurs conditions de distribution et les modalités de leur règlement. "Certaines les réservent aux clients de leur agence, d'autres aux clients du réseau. Certaines ont fait des réservations de kit sans limitation. Les modalités de la campagne des ventes des kits ne sont pas suffisamment précises pour nous assurer un succès". Enfin, Christian Huard juge que la préalimentation en pièces a pris beaucoup de retard et que, mise à part la grande distribution, directement livrée par les convoyeurs de fonds, les autres commerces n'en ont pas suffisamment. |