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ÉVÉNEMENTS - ACTUALITÉS
Lundi 31 mai 2010 : Dies Irae , jour du massacre de la flotille de la liberté vers Gaza , l'Exodus renversé. La deuxième guerre de Gaza : Israël a perdu en mer mis en ligne le lundi 31 mai 2010 Ce n’est plus Israël que nous défendons mais le siège de Gaza, devenu en lui-même le Vietnam d’Israël
Ha’aretz, 31 mai 2010 Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant http://www.lapaixmaintenant.org/article2055
Une guerre dit à un peuple de terribles vérités sur lui-même. Voilà pourquoi il est si difficile de les entendre. Nous étions déterminés à éviter un regard honnête sur la 1re guerre de Gaza. Maintenant, dans des eaux internationales, après avoir ouvert le feu sur un groupe d’humanitaires, de travailleurs et de militants, nous sommes en train de perdre la deuxième. Et, pour Israël, au bout du compte, cette 2e guerre pourrait bien se révéler encore plus coûteuse et cruelle que la 1ere. En entrant en guerre à Gaza, fin 2008, les dirigeants politiques et militaires israéliens pensaient donner une leçon au Hamas. Ils ont réussi. Le Hamas a appris que la meilleure manière de combattre Israël était de le laisser faire ce qu’il avait commencé naturellement : bourdes, bévues et exaspération. Le Hamas, comme l’Iran et le Hezbollah, ont appris très tôt que l’embargo qu’Israël avait imposé à Gaza était l’arme la plus sophistiquée, la plus puissante, qu’ils auraient pu déployer contre l’Etat juif. Ici, en Israël, la leçon n’a pas encore été apprise. Ce n’est plus Israël que nous défendons mais le siège, devenu en lui-même le Vietnam d’Israël. Bien sûr, nous savions que cela pouvait arriver. Dimanche, quand le porte-parole de l’armée avait commencé à parler de Gaza et d’une flottille en termes d’attaque contre Israël, Nahman Shaï, porte-parole de l’armée en 1991, pendant la guerre du Golfe, avait évoqué publiquement le pire des cauchemars, une opération où des soldats israéliens, en attaquant la flottille, pourraient ouvrir le feu sur des militants pacifistes, des travailleurs et des Pris Nobel. La députée (Likoud) Miri Regev, qui a dirigé elle aussi les services du porte-parole, a dit dès lundi matin que le plus important était de s’occuper très vite des informations négatives des médias, de façon à ce qu’elles disparaissent. Mais elles ne vont pas disparaître. L’un des bateaux portait le nom de Rachel Corrie, tuée à Gaza il y a sept ans en tentant de barrer la route à un bulldozer de l’armée. Son nom et son histoire résonnent depuis chez les militants pro-palestiniens. Peut-être plus inquiétant encore : comme dans une marche folle de lemmings, dans nos relations avec Ankara, une puissance régionale d’une importance cruciale et qui, si l’on avait fait attention, aurait pu aider à se sortir du guêpier de Gaza, nous nous sommes approchés dangereusement d’une déclaration effective d’état de guerre avec la Turquie. "Il y aura un très gros incident avec les Turcs", a dit Benjamin Ben-Eliezer, le ministre le plus sensible aux relations entre Israël et le monde musulman. Nous expliquons, encore et toujours, que nous ne sommes pas en guerre contre le peuple de Gaza. Nous le répétons parce que nous-mêmes avons besoin d’y croire, et parce que, au fond, nous n’y croyons pas. Il fut un temps où l’on pouvait dire que nous ne nous connaissions qu’en temps d guerre. Ce n’est plus vrai. Aujourd’hui, nous ne connaissons plus rien. Encore un problème pour s’empêcher de parler avec le Hamas et l’Iran. Car ils nous connaissent tellement mieux que nous ne connaissons nous-mêmes. Ils savent, comme le disait la chanson sur le seconde guerre du Liban (("Lo Yakhol La’atzor Et Zeh" - "Impossible d’arrêter ça"), que nous sommes incapables de nous voir avec lucidité, et ne sommes plus capables de rien arrêter. Le Hamas, comme l’Iran, en sont arrivés à connaître les bienfaits de la toxicité de la politique intérieure israélienne, tellement prête à hypothéquer l’avenir en échange d’un moment de calme apparent. Ils savent que, dans notre désir désespéré de protéger l’image que nous avons de nous-mêmes, nous éviterons de modifier une politique qui a, littéralement, aidé et conforté nos ennemis, en particulier le Hamas, que le siège de Gaza a enrichi par les taxes qu’il prélève sur les tunnels et conforté à travers la colère envers Israël. Il faut dire que pour beaucoup de monde, à droite, il y aura une sorte de joie silencieuse, On croassera : "Nous vous l’avions bien dit, le monde nous hait, quoi que nous fassions. Alors autant continuer de construire (en clair : dans les colonies et à Jérusalem Est) et de défendre nos frontières (en clair : renforçons le Hamas et finalement, faisons-nous du mal en refusant de lever l’embargo sur Gaza)." Le Hamas, l’Iran et la droite dure, en Israël comme en diaspora, savent bien qu’il s’agit d’un test d’une extrême importance pour Benjamin Netanyahou. Désireux de voir le monde se concentrer sur l’Iran et sur la menace qu’il pose aux habitants d’Israël, Netanyahou doit reconnaître qu’aujourd’hui, le monde a les yeux fixés sur Israël et sur la menace qu’il pose aux habitants de Gaza.
Mardi 03 novembre 2009. - « Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l'ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c'était la révolte des masses. De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie. Dans une mesure inquiétante, les classes privilégiées - les 20% les plus riches de la population, pour prendre une définition large - ont su se rendre indépendantes non seulement des grandes villes industrielles en pleine déconfiture mais des services publics en général. Elles envoient leurs enfants dans des écoles privées, elles s'assurent contre les problèmes de santé en adhérant à des plans financés par les entreprises où elles travaillent et elles embauchent des vigiles privés pour se protéger contre la violence croissante qui s'en prend à elles. Elles se sont effectivement sorties de la vie commune. Les mêmes tendances sont à l'oeuvre dans le monde entier. En Europe, les référendums qui se sont tenus sur la question de l'unification ont révélé une faille profonde et qui va en s'élargissant entre le monde politique et les membres plus humbles de la société qui redoutent que l'UE ne soit dominée par des bureaucrates et des techniciens dépourvus de tout sentiment d'identité ou d'appartenance nationale. Une Europe gouvernée de Bruxelles sera de leur point de vue de moins en moins sensible au contrôle des peuples. Le langage international de l'argent parlera plus fort que les dialectes locaux. Ce sont ces peurs qui sont sous-jacentes à la résurgence des particularités ethniques en Europe, tandis que le déclin de l'Etat-nation affaiblit la seule autorité capable de maintenir le couvercle sur les rivalités ethniques. Par réaction, la renaissance du tribalisme renforce le cosmopolitisme chez les élites. » (Christopher Lasch, La révolte des élites , 1996) Mardi 13 octobre 2009. Pour ceux qui n'ont pas souvenir de l'info, je remets une bonne compilation en ligne, provenant de http://fr.news.yahoo.com/4/20091013/tts-france-sarkozy-jean-ca02f96.html Pourquoi ce détail m'énerve-t-il suffisamment pour que je reprenne le blog ? Non, ce n'est pas l'incroyable népotisme et hubris que cela révèle du père - ne parlons pas du pauvre gosse instrumentalisé - ce n'est pas le fait que la famille Sarkozy soit à l'abri du besoin pour les trente prochaines générations, ce n'est pas le lèche-cultisme frénétique de tous les gens dont la carrière dépend des sautes d'humeur de l'hyper-président, l'élite administrative de ce pays a bien juré fidélité à Pétain, on a les illégitimes que l'on peut, c'est l'imbécillité incroyable de la droite française et tout particulièrement de son patronat. Si l'on veut prouver à un Jean Dupont, smicard au chômage après des années d'études, comme il y en a des millions, que l'unique raison pour laquelle il est dans la galère est qu'il n'est pas né du bon côté du manche, c'est exactement ce qu'il fallait faire. Faire comprendre à tout le monde que le pays est corrompu à la mœlle, qu'il n'y a plus de démocratie ni d'ascenceur social mais seulement le fait du Prince, c'est faire le lit de l'ultra-gauche qui devient incontestable au sens strict du mot : il n'y a plus rien à contester à leur analyse. Soutenez le Bloc Identitaire avant qu'il n'y ait plus rien pour s'opposer à la voyoucratie de droite ou de gauche ! Et j'espère que tous les Africains ne manqueront pas de ricaner de ces minables Français qui les traitaient de corrompus pour leurs fils de Présidents aux postes les plus aberrants eut égards à leurs compétences.... L'article :Jean Sarkozy reçoit l'appui de son père et de la droiteNicolas Sarkozy a volé mardi au secours de son fils Jean, dont la promotion annoncée à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad) a été quasi unanimement soutenue par la droite. Articles liésL'opposition dénonce une affaire de népotisme et affirme que Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine âgé de 23 ans et étudiant en deuxième année de droit, n'a pas les qualifications requises pour ce poste important. En marge de la présentation de sa réforme du lycée, le chef de l'Etat a estimé que la polémique était sans fondement. "Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement et de façon excessive, (...) ce n'est jamais bien", a-t-il dit. Interrogé sur RTL, François Fillon a fait valoir de son côté que le président du conseil d'administration de l'Epad devait être élu parmi les conseillers généraux des Hauts-de-Seine et qu'à ce titre Jean Sarkozy était tout à fait légitime pour diriger le premier quartier d'affaires d'Europe. En réalité, selon le règlement de l'Epad, le président du conseil d'administration doit être élu par ses pairs. Le prochain conseil d'administration se réunit le 4 décembre et la succession du ministre chargé du Plan de relance Patrick Devedjian - atteint par la limite d'âge (65 ans) - à la présidence devrait être examinée à cette occasion. D'ici là, Jean Sarkozy devrait avoir intégré le conseil d'administration à la faveur du retrait en sa faveur du conseiller général Hervé Marseille, du Nouveau Centre . Dans le sillage de l'exécutif, la droite a fait front pour soutenir le fils du président de la République même si quelques voix, dont celles du député UMP Pierre Cardo, se sont élevées lors de la réunion hebdomadaire du groupe à l'Assemblée. L'élu des Yvelines s'est inquiété du potentiel "impact négatif" de "l'affaire de l'Epad" avant le deuxième tour d'une législative partielle dans la 12e circonscription du département avant d'être rappelé à l'ordre par Jean-François Copé, ont déclaré des participants à la réunion. "DÉRIVE MONARCHIQUE" Le président du groupe UMP à l'Assemblée a demandé à ses troupes de ne pas alimenter "le débat à l'infini sur ce sujet". "À un certain moment il faut faire la différence entre ce qui relève de l'écume de l'actualité et ce qui relève des sujets de fond", a-t-il dit à la presse, après avoir fait valoir sur Europe 1 que Jean Sarkozy était "légitime" pour ce poste. L'intéressé a répondu mardi à ses détracteurs dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France en dénonçant des attaques "très partiales" à son encontre. "Quoi que je fasse, je serai critiqué", dit-il. Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, a estimé pour sa part qu'il n'y avait "rien à redire" à son élection à la tête du conseil d'administration de l'Epad. "Ce n'est pas parce qu'il est le fils du président qu'il a moins de droits que les autres. Il a les mêmes droits et les mêmes devoirs que tout le monde", a-t-il dit sur RMC et BFM-TV. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, s'est dit "extrêmement choqué" par la polémique, évoquant une "collusion d'intérêts entre la gauche et une certaine presse" sur ce sujet. "J'ai le sentiment (...) que nous avons de nouveau affaire à une chasse à l'homme. Après Frédéric Mitterrand, il faut abattre Jean Sarkozy. Qui sera le prochain sur la liste?", s'est interrogé sur LCI le ministre de l'Education nationale. La présidente du Mouvement des entreprises de France (Medef), Laurence Parisot, a jugé, elle, que les diplômes de Jean Sarkozy, simple titulaire du baccalauréat, ne remettaient pas en cause ses compétences. "Je trouve formidable que quelqu'un de jeune et engagé puisse avoir l'ambition de diriger un établissement public de cette nature", a-t-elle dit lors d'un point presse. Sophie Louet et Clément Dossin, avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse
Vendredi 24 juillet 2009. Juste par acquis de conscience, je mets en ligne le pdf de cette compilation d'informations par Jean-Pierre Petit qui décrit peut-être nos cinq prochaines années mais qui est franchement impubliable et non politiquement correct (rappeler l'assassinat du Secrétaire général de l'ONU par les Israéliens, quelle faute de goût !) . C'est exactement le genre de texte qui urtique les puissants, il est donc souhaitable qu'il soit reproduit aussi fréquemment que possible et sur autant de sites que possible. Les baillons ne sont pas toujours extensibles. Recopiez-le sur votre disque dur, on ne sait jamais. BIEN ENTENDU L'ORIGINAL (ET SA SUITE ÉVENTUELLE) SONT À LIRE SUR L'IRREMPLAÇABLE SITE DE JEAN-PIERRE PETIT : Jeudi 02 octobre 2008 - Les vieux démons assoupis sont en plein réveil et font remonter de vieilles questions. Excellent article du journal LE MONDE ci-dessous pour poser les problèmes qui fâchent mais en proposant comme solution de pardonner aux banques les insondables conneries qu'elles ont fait depuis quinze ans, privatisation des profits, socialisation des pertes, on connaît la rengaine écrite par les profiteurs. Gageons qu'une fois de plus, la nature politique ayant horreur du vide, c'est le seul homme de pouvoir trans-national en Europe, Trichet, qui prendra la décision. Au risque de tout faire sauter, évidemment : rien dans les institutions européennes n'a la moindre légitimité, les peuples n'étant jamais réellement consultés ; il en ressort évidemment que ce que peut dire le parlement européen ou la Commission n'a aucun valeur contraignante réelle pour un gouvernement quelconque. Si l'Allemagne ne veut pas payer pour les conneries des banques européennes autre qu'allemandes, que va faire Bruxelles ? La guerre ? En appeler à l'OTAN pour ré-occuper l'Allemagne ? Une seule solution, repartir sur le noyau dur des six pays d'origine, lui conférer des pouvoirs politiques réels en démocratie directe, et reconstruire la suite en prenant le temps qu'il faudra, sans votes de passe-passe par des parlements nationaux croupions. Un risque systémique pour l'Europe tout entièreLE MONDE | .10.08 | 10h42L es sombres prédictions de plusieurs économistes illustres qui s'opposaient à la création de la monnaie unique sont-elles en train de se vérifier ? Milton Friedman, Maurice Allais et quelques autres estimaient que le lancement de l'euro était voué à l'échec parce que l'Europe ne s'était pas dotée d'une structure politique adéquate, en un mot qu'on avait mis la charrue monétaire avant les bœufs institutionnels. Depuis 1999, les faits leur donnaient tort, l'euro était devenu une grande monnaie internationale, rivalisant avec le dollar, gérée efficacement depuis Francfort, par une Banque centrale européenne (BCE) sûre d'elle-même et dominatrice. Mais la crise des subprimes semble aujourd'hui donner du crédit à leurs thèses. Les Européens sont incapables de s'entendre pour sauver leur système bancaire en péril. Alors que nombre de banques européennes se retrouvent au bord du gouffre, prises au piège de leurs investissements hasardeux dans les crédits immobiliers américains, Allemands et Français s'affrontent avec une incroyable dureté sur un plan de sauvetage. Berlin rejette catégoriquement l'idée lancée par Paris et Amsterdam, avec le soutien de l'OCDE, d'un plan Paulson à l'européenne qui consisterait à faire reprendre par les Etats les actifs toxiques détenus par les banques. Il justifie son hostilité par le principe de subsidiarité, selon lequel les problèmes doivent être réglés au niveau national : le contribuable allemand peut être sollicité pour renflouer les banques allemandes mais n'a pas à payer pour les bêtises commises par des françaises ou des italiennes. Les Français jugent, au contraire, que le problème doit être réglé de façon globale et transnationale, puisque c'est le bilan même de la BCE, organisme supranational, qui est aujourd'hui fragilisé. L'urgence qu'il y a à sauver le système bancaire européen rend la bataille franco-allemande tragique. La divulgation du montant astronomique (300milliards d'euros) envisagé démontre à quel point les banques européennes – dont tous nos dirigeants nous avaient prétendu qu'elles étaient épargnées par la crise – sont malades. C'est la pire des situations : on connaît désormais l'ampleur du mal, mais les Diafoirus Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ne sont pas d'accord sur la thérapeutique. Au même moment, les Américains sont sur le point d'adopter, enfin, le plan Paulson, la Réserve fédérale et le Trésor américain sont unis pour tenter d'éteindre l'incendie. Le risque systémique ne concerne plus seulement le système bancaire du Vieux Continent. C'est la construction européenne tout entière qui est menacée. Pierre-Antoine Delhommais
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/10/02/un-risque-systemique-pour-l-europe-tout-entiere_1102089_3234.html -- Mercredi 18 juin 2008 - Voir à propos du NON irlandais un joli texte d'humeur passé dans http://www.argent.fr/retours.htm et reçu d'un lecteur. Vendredi 11 janvier 2008 - Un superbe texte extrait de novopress, sur la haine nécessaire et roborative qu'il faut réserver aux punaises de sacristie et autres éructations de fosses sceptiques mal curées. Je n'ai pas trouvé l'auteur mais je le salue. Ce qu'il y a de plus insupportable et, disons-le, de profondément abject dans la posture du gauchiste contemporain c'est sans doute la véritable et totale sécheresse de cœur que masque son humanitarisme superficiel et larmoyant. Peu importe si cette disparition n'est que ponctuelle, factuelle, voir virtuelle ou porteuse de maux futurs encore plus importants et dramatiques… Fis des catastrophes à venir tant que celles-ci ont le bon goût de se tenir éloignées de lui et de son téléviseur. Vendredi 21 décembre 2007 - Dans une banzer-démocratie comme la France - ou comme l'Europe de Bruxelles - on fait voter les peuples pour les détails sans importance, comme le choix du Président. Choix sans importance car tous les candidats qui ont une chance de l'emporter sont d'accord sur les choses sérieuses. En revanche, dès que l'on touche aux règles du vrai pouvoir, comme la constitution européenne, pas question de plaisanter avec des élections libres ou des référendums... voir les commentaires d'Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de Droit Constitutionnel. Mercredi 12 décembre 2007 - « Les coups, ah quand ils vous arrivent…oh oui, oui ça fait mal ! » Par Philippe VARDON (http://les-identitaires.com) Les deux semaines écoulées se sont avérées
bien dures pour les militants et responsables identitaires. Je ne reviendrai
pas sur le détail des événements mais une petite
évocation devrait suffire à en signifier l’importance
: agression par 20 larbins du système de nos militants marseillais
; près de 100 000 euros d’amende requis contre des militants
et les JI en tant que mouvement à Nice lors d’un procès
délirant ; hacking général de nos sites. Mais de quoi s’étonne-t-on ? Que nous ayons des adversaires ? Je vous rassure, nous avons même des ennemis et pour nombre d’entre eux – s’ils en avaient le pouvoir ou le courage – la peine capitale serait immédiatement applicable aux empêcheurs de dégénérer en rond, aux salauds suprêmes que nous représentons pour eux. Oui il y a bien une lutte fondamentale, radicale, qui se joue entre eux et nous. Entre le camp de l’oubli et celui de la mémoire. Entre le camp du suicide et celui de la vie. Entre le camp de la haine et celui de l’amour. Allez les gars, on se réveille ! Vous le savez,
sinon vous ne seriez pas ici à lire ces quelques lignes, nous
sommes à J – pas grand-chose de l’extinction. Alors
une seule question à vous peser : voulez-vous crever ou survivre
? Allez les gars, on se dresse ! On lève la tête et on
se tient droits, juste comme des hommes, juste comme des Européens.
Autour de nous les ruines ? Oui certainement, et c’est bien notre
fierté d’être debout au cœur du tumulte et du
chaos. Vous pensez qu’il existe une alternative ? Une possibilité
de refuser le combat ? Il n’y en a pas. Voulez-vous que votre
fille porte un jour le voile pour vivre en paix ? Pas moi ! Voulez-vous
que votre retraite vous soit versée en dollars ? Pas moi ! Voulez-vous
que votre petit-fils soit métis ? Pas moi ! Personne ne nous
a laissé le choix de cette lutte. Alors malgré les coups
de barre de fer, malgré les amendes et les procès dégueulasses,
malgré les « internet warriors » qui jouent les balances
et veulent saccager nos vies en se parant de leurs beaux idéaux… Dont acte.... Mardi 27 novembre 2007. Le site de novospress
et celui des Identitaires ont été hackés. Elle est pour tous. Ou à très court terme elle n'est plus pour personne.
Mercredi 7 novembre 2007 : pour une révolution
culturelle... Beaucoup dans les milieux « nationalistes »
et « patriotes » s’interrogent sur la raison de leurs
défaites successives et récurrentes dans le domaine politique. Le problème en politique, c’est que si vous méprisez les électeurs, ils le sentent et ne viendront pas vers vous. A l’inverse, Christian Chaton, Conseiller général
alsacien et l’un des très rares élus identitaires
au scrutin majoritaire, écrivait il y a quelques jours : Cette réflexion magnifique illustre la nécessité que nous avons de faire désormais une véritable révolution mentale en considérant nos voisins, nos collègues de bureau, de fac., de lycée comme des électeurs potentiels, comme des sympathisants Identitaires potentiels que nous pouvons convaincre en les considérant, c’est-à-dire en les aimant et en les écoutant, et non pas en les méprisant. Christian Chaton est un élu qui passe ses journées à rendre visite à des personnes âgées, à aller sur les marchés serrer des mains, recevoir les doléances des électeurs concernant la réfection des trottoirs, l’emplacement des panneaux de signalisation ou les problèmes d’endettement des agriculteurs de son canton…toutes choses que beaucoup de gens dans nos milieux trouvent méprisables, inutiles et, disons le, chiantes. Je côtoie depuis plusieurs années des maires, des conseillers généraux, des députés PS ou UMP qui gèrent des villes de 50.000 ou 100.000 habitants et qui sont réélus avec des scores de 50 ou 70 % des voix. Or, ces élus ne sont jamais méprisants avec leurs électeurs ; comme Christian Chaton, ils passent des heures à les écouter, à les recevoir pour des questions d’urbanisme, pour des soucis familiaux, des histoires de chômage ou de surendettement. Ces élus aiment leurs électeurs et leurs électeurs les aiment… et donc les élisent. On ne peut faire de la politique et militer qu’après avoir pris conscience d’une certaine forme d’amour, pour ceux qui nous entourent. Il faut regarder nos contemporains avec sympathie. Julien Freund, à la suite d’Aristote, écrivait que le bien commun est le but du politique (voir L’Essence du Politique, éd. Sirey, n° 151) et que cette recherche du bien commun passe par l’amitié. Le souci de l'autre se traduit en effet par la philia (amitié, solidarité) dont parle Aristote. La philia, quel que soit l'équivalent en français, c'est la réserve de chaleur humaine, d'affectivité, d'élan et de générosité qui nourrit et stimule le compagnonnage humain au sein de la Cité : et cela à travers les fêtes, les plaisirs et les jeux comme à travers les épreuves…. Regardons les réussites dans les milieux non-conformistes et dissidents en examinant de près, par exemple, les écoles catholiques hors contrats que les traditionalistes montent un peu partout en France. Ces écoles supposent un investissement financier et matériel colossal : les scolarités sont parfois de 600 euros par trimestre par enfant, les mamans viennent faire le ménage dans les classes des enfants le soir, encadrent les activités péri-scolaires, les enseignants sont mal payés et, au final…des dizaines de milliers d’enfants s’épanouissent chaque années dans ces écoles. Cette réussite est le fruit d’un immense amour que l’on porte à ses enfants et au souci de leur donner une scolarité cohérente avec les valeurs familiales. On ne peut pas donner de l’espoir et de l’enthousiasme si on est soi-même un raté ou un aigri et qu’on reporte cette mentalité sur la chose publique et notre entourage. Nos voisins, nos collègues sont des gens susceptibles de voter pour nous et de nous rejoindre : c’est à nous de le mériter par la qualité de notre message, notre capacité à comprendre leurs problèmes et y apporter des réponses concrètes. Cela suppose plus qu’un changement de méthode militante ou de stratégie politique ou métapolitique : cela suppose un changement de mentalité, une autre façon de « penser » et de regarder les autres. Sur ce point, nous devons faire notre révolution culturelle et partir du principe : « au commencement était l’Amour » ! Jérôme D. samedi 27 octobre 2007. Nous voulons un référendum sur le Traité européen ! Le traité européen «est un viol politique» Déjà pourfendeur du projet de Constitution européenne rejeté par les français en 2005, l'économiste et professeur d'informatique Etienne Chouard dénonce violemment le nouveau traité de Lisbonne. Une copie conforme du texte précédent, estime-t-il. François VIGNAL LIBERATION.FR : lundi 22 octobre 2007 Etienne Chouard s'était fait connaître en 2005 grâce à son site internet qui décortiquait et dénonçait la Constitution européenne. Il revient aujourd’hui à la charge contre le nouveau traité européen de Lisbonne. Pour ce professeur d’économie, de droit et d’informatique d’un lycée du sud de la France, il s’agit sur le fond de la même Constitution, pourtant rejetée par les Français et les Hollandais. Et appelle à la combattre. Entretien. Le nouveau traité européen a été
adopté vendredi à Lisbonne. Ce texte ressemble-t-il à
la Constitution rejetée en 2005 ? Pour vous, un nouveau référendum est un
minimum ? Deuxième point : la dépendance des juges européens vis-à-vis de l’exécutif pour leur carrière. Ils sont nommés pour six ans par les gouvernements, et renouvelables. Dans les démocraties, ça ne se fait pas comme ça. L’indépendance des magistrats est l’un des fondements de la démocratie. Troisièmement : l’article 104 de Maastricht, c’est-à-dire l’interdiction pour les Etats de créer la monnaie. On est fou d’accepter ça. Les Etats l’ont accepté à Maastricht, c’est toujours là aujourd’hui. Maintenant, ils doivent s’endetter quand ils ont besoin d’argent et payer un intérêt aux banques. Mais on est fou ! C’est contraire à l’intérêt général. La souveraineté politique dépend de la souveraineté monétaire. Si vous l’abandonnée, vous avez tout perdu. Autre point : la révision de la Constitution. Elle se fait sans les peuples. Et enfin, dans cette Constitution, aucun organe n’est responsable de ses actes. A part la motion de censure, qui est théorique, parce qu’à la majorité des 2/3, il n’y a pas de mécanisme de responsabilité. Le Conseil des ministres, le Conseil européen, le Parlement ne peuvent être renversés ou dissous par personne. La Banque centrale n’a de compte à rendre à personne. Mais qui est responsable de ses actes là-dedans ? L’article sur la concurrence libre et non-faussée
ne figure plus dans le traité. Mais dans les annexes sur les
dispositions pour le marché intérieur, il est toujours
dit que la concurrence doit être non-faussée. Pensez-vous
que les gouvernements veulent contourner les «non» français
et hollandais ? Pensez-vous que la chancelière allemande Angela Merckel a pris l’ascendant sur Nicolas Sarkozy ? Non, pour moi, ils sont en collusion parfaite. Ils ont convenu du jeu que Sarkozy allait jouer. Il a dit du mal d’eux, mais il sait très bien qu’il ne peut rien faire. Il n’a qu’une envie, c’est de passer son traité en force, comme les autres dirigeants européens. La contestation peut-elle monter, notamment par Internet,
comme en 2005 ? Nouveau traité européen: Sarkozy veut le
ratifier dès décembre Le traité européen adopté en sommet à Lisbonne sera ratifié par le parlement français dès le mois de décembre. Une annonce aujourd’hui de Nicolas Sarkozy. «Je souhaite que cette ratification puisse avoir lieu dans les plus brefs délais possibles, c'est-à-dire au mois de décembre 2007», a-t-il déclaré. «Je serais très heureux si la France était l'un des pays d'Europe qui ratifient ce traité parmi les premiers». Les Vingt-Sept ont pour objectif commun une entrée en vigueur du traité le 1er janvier. Par la voix de Patrick Devedjian, l'UMP a salué «une très grande victoire de la France et de Nicolas Sarkozy». «Initié par le président de la République et approuvé par l'ensemble de nos partenaires, ce traité permet à l'Europe de sortir d'une crise qu'elle connaissait depuis plusieurs années. Son adoption définitive va remettre le projet européen sur les rails», a-t-il ajouté. Abstention du PS ? Le Parti socialiste estime en revanche que le nouveau traité européen «ne permet pas la relance de l'Union européenne», mais n'a pas encore pris de position définitive sur la procédure qui convient pour sa ratification en France, a affirmé aujourd’hui Benoît Hamon, lors d'un point de presse du parti. La possibilité d’une abstention par le groupe PS lors du vote à l’Assemblée nationale serait cependant envisagée. Dénonçant le «tour de passe passe» d'une ratification parlementaire rapide choisie par Nicolas Sarkozy, une vingtaine d’associations et partis de gauche viennent de lancer une campagne pour réclamer un nouveau référendum et demander aux élus de ne pas ratifier un texte «néolibéral ». Dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France, Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen, estime pour sa part qu’il s’agit «d’un véritable coup d’Etat». «Seul le peuple peut revenir sur un référendum populaire», estime-t-il. A droite, le député gaulliste et souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a affirmé que les Français se faisaient «rouler dans la farine». tevildo Et les citoyens... Les principales innovations du traité européen L'accord trouvé dans le nuit de jeudi à vendredi par les dirigeants européens à Lisbonne prévoit, notamment, une présidence stable et un nouveau système de vote. Liberation.fr (avec source AFP) LIBERATION.FR : vendredi 19 octobre 2007 Lire le projet de traité modificatif (pdf) Première nuance, de taille, il s'agit d'un traité «modificatif», et non d'une constitution. Alors que la Constitution remplaçait tous les traités par un texte unique, le nouveau traité amende les deux traités «fondateurs» (le traité de Rome de 1957 sur la Communauté européenne, le traité sur l'UE de Maastricht en 1992), comme le traité d'Amsterdam (1996) ou celui de Nice (2000). Sont éliminés les termes pouvant assimiler l'UE à un Etat fédéral, comme «Constitution» ou les symboles (drapeau, hymne, devise) même si ces derniers continuent à exister. Le préambule du texte fait référence aux «héritages culturels, religieux et humaniste de l'Europe». Autre point, le traité rend contraignante la Charte des droits fondamentaux, 54 articles sur les droits du citoyen (liberté, égalité, droits économiques et sociaux). Cependant, Londres et Varsovie ont obtenu le droit de ne pas l'appliquer. Par ailleurs, les citoyens européens, dès lors qu'ils sont un million, peuvent «inviter» la Commission européenne à «soumettre» une proposition législative dans un domaine donné. Sur le plan des institutions, au lieu d'une présidence tournante semestrielle, le traité introduit une présidence stable : un président du Conseil européen (qui rassemble les dirigeants européens) sera élu par ses pairs pour deux ans et demi. Mais la rotation restera pour la présidence des conseils des ministres. Ce président préparera les sommets et représentera l'UE sur la scène mondiale, sans empiéter sur les pouvoirs renforcés du «Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère et la sécurité». Ce dernier, Javier Solana, devient vice-président de la Commission européenne et coordonne toute l'action extérieure de l'UE. Pour plus d'efficacité, la Commission, qui fait les propositions législatives, comptera à partir de 2014 un nombre de commissaires égal à deux tiers des Etats membres, alors qu'actuellement chaque Etat a «son» commissaire. Le Parlement européen va étendre son pouvoir de codécision législative avec les Etats membres sur les questions sensibles de justice, de sécurité et d'immigration légale. Enfin, les Parlements nationaux pourront demander à la Commission de revoir une proposition s'ils jugent qu'elle empiète sur leurs compétences. Le champ des décisions prises à la majorité qualifiée est étendu à une quarantaine de nouveaux domaines, principalement la coopération judiciaire et policière. Britanniques et Irlandais ont obtenu de ne pouvoir appliquer les décisions dans ces domaines que lorsqu'ils le veulent, mais ils ne pourront pas freiner les autres. L'unanimité demeure cependant la règle pour la politique étrangère, la fiscalité, la politique sociale ou la révision des traités. Le traité met en place un nouveau système de votes: une décision à la majorité qualifiée sera prise si elle obtient le soutien de 55% des Etats représentant 65% de la population de l'UE. Mais l'application de ce système a été différé à 2014, voire 2017 après un compromis complexe avec la Pologne. Le texte introduit enfin de nouveaux objectifs comme une politique commune de l'énergie et la lutte contre le réchauffement. Il reconnait l'importance des services publics et introduit une «clause sociale» à prendre en compte dans chaque politique de l'Union. La «concurrence non faussée», phrase qui avait fait polémique en France pendant le référendum, n'est plus un objectif mais un moyen nécessaire au bon fonctionnement du marché intérieur. Le traité introduit enfin une clause de sortie avec la possibilité pour un pays de quitter l'Union dans des conditions à négocier avec ses partenaires. mercredi 29 août 2007. Il n'aura pas fallu attendre très longtemps pour voir Sarko cndidat au poste de caniche européen de Bush, laissé vide par le départ de Blair. Le tout dans un silence médiatique assourdissant en France... alors que le président local indique en clair qu'il enverra des bombardiers et des troupes dans une guerre contre l'Iran, cela ne fait pas les gros titres des journaux !!! Les journalistes seraient-ils assez intelligents pour comprendre que cette guerre serait au mieux inutile au pire perdue d'avance et le meilleur moyen de consolider le pouvoir des mollahs... que ne le disent-ils ? L'article de novopress : http://fr.novopress.info/?p=9029
Sarkozy vient de tenir une tonitruante conférence de presse annonçant que si l’Iran persistait dans son effort nucléaire, elle subirait les bombardements des forces aériennes. Sarkozy entend par ses propos des frappes françaises, et sans doute anglaises, américaines et israéliennes sur les centrales nucléaires civiles iraniennes. Pour l’instant, l’Iran ne dispose pas, contrairement à des « démocraties » comme la Corée du Nord et le Pakistan ou de « super-démocraties » telles les Etats-Unis ou Israël, de l’arme atomique. Chacun sait que cette arme est essentiellement dissuasive, les seuls l’ayant employée de façon offensive étant les américains qui ont vitrifié Hiroshima et Nagasaki, entraînant des dizaines de milliers de morts civils innocents, sans qu’aucun procès ne leur fût jamais intenté pour crime contre l’humanité. Sarkozy est il devenu fou ? Le docteur Folamour de l’Elysée, à peine sorti de ses vacances de jet setter et d’un déjeuner avec Bush menace d’entraîner la France dans une aventure redoutable . L’Iran n’est pas l’Irak. Nous constatons en Irak les conséquences dramatiques d’une guerre imbécile suscitée par les conservateurs américains liés aux intérêts des lobbys pétroliers et autres, et soutenue par certains de leurs caniches européens. Les conséquences d’une guerre avec l’Iran seraient infiniment plus graves et mettraient le feu d’Allah à la France et à l’Europe. Je ne crains pas une guerre juste et nécessaire si l’intérêt de la France et de l’Europe est en jeu. Mais je refuse que le moindre soldat ou aviateur français meure dans une folle aventure qui ne nous concerne pas. Aujourd’hui l’Iran et demain la Corée ? Ceux qui ont voté Sarkozy savaient-ils qu’ils feraient de la France un nouvel Etat croupion à la botte de l’Amérique ? Robert Spieler
je reconnais avoir pratiquement laissé de côté ce blog, et j'en suis désolé, mais j'ai créé un journal professionnel mensuel de 32 pages... et c'est autre chose à faire vivre qu'un blog. Par ailleurs, j'ai suffisamment exécré le sieur Sarkozy pour être impressionné de son parcours actuel et de pratiquer le wait and see. |
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| 15 juillet 2007 - quand on dit que le politique devrait dominer l'économique pour tout ce qui est stratégique, on commet un blasphème à l'égard de la Pensée Unique. Mais quand on lit ce petit texte sur les voitures électriques, on ne se demande même plus comment les historiens de l'avenir jugeront la stupidité et l'aveuglement des politiques de la fin du XXe siècle. Un seule mot : criminelle.
Detroit, janvier 2007 . Au salon de l’auto, General Motors fait sensation en présentant un prototype électrique, la Volt, équipé d’un moteur thermique strictement destiné à recharger la batterie lithium-ion. Ce véhicule futuriste devrait entrer en production à partir de 2010. Futuriste ? Il y a dix ans, au salon de Los Angeles, GM avait déjà présenté un véhicule électrique révolutionnaire. Zéro émission, 200 kilomètres d’autonomie, un look et des performances remarquables ( de 0 à 100 km / h en 9 secondes, mieux qu’une GTI !), l’EV 1 ressemblait à un croisement entre une Corvette électrique et une Citroën DS. A l’époque, les industriels, les journalistes, le public, tout le monde semble enthousiaste, notamment en Californie. L’EV 1 est silencieuse, pratique ( on la recharge le soir à la maison ), économique, respectueuse de l’environnement. Le rêve ! D’autres constructeurs, Ford, Toyota, Honda, s’y mettent. Il y a bientôt des listes d’attente chez les concessionnaires. L’administration Clinton et l’Etat californien prennent des mesures incitatives. Le succès paraît assuré. Pourtant, on connaît la suite. C’est-à-dire pas de suite. Que s’est il passé ? Le documentaire de Chris Paine Qui a tué la voiture électrique ? raconte « l’autre histoire », ou comment ce véhicule prometteur a été broyé par les administrations Reagan et Bush. Son enquête approfondie révèle que l’industrie pétrolière a rapidement monté plusieurs lobbys pour s’opposer fermement au développement de la voiture électrique, que des campagnes ont été organisées pour la discréditer, ralentir puis empêcher sa distribution. Et que l’opposition ne s’est pas cantonnée aux seuls pétroliers. Tom Everhart, président du California Institute of Technology ( Caltech ), membre du conseil d’administration de GM pendant treize ans, Ralph Nader, l’historique défenseur des consommateurs américains, concepteurs, ingénieurs, garagistes, clients, tous témoignent : si la voiture électrique a disparu, c’est que l’industrie n’en voulait pas. Ainsi, c’est contraint et forcé que GM ( comme les autres grands constructeurs ) s’est lancé dans le programme électrique. En 1990, une directive a été votée ( amendée en 1996 ) par l’Etat de Californie, contraignant les constructeurs automobiles à vendre 10 % de voitures zéro émission, électriques ou autres. De 1996 à 1999, 1117 EV 1 ont été produites par GM sous la marque Saturn. 5000 clients se sont manifestés spontanément pour acquérir la voiture du futur. Dix ans plus tard, elles ont toutes disparu. Que s’est-il passé ? En fait, le constructeur américain n’a pas tenu à encourager un mode de propulsion peu rentable. Selon plusieurs ingénieurs, qui témoignent dans le documentaire, GM aurait volontairement équipé les premières EV 1 de batteries peu performantes, voire défectueuses. Pis, GM a dissuadé sa clientèle d’acheter ses EV 1, les réservant à la location… obligeant ainsi ses utilisateurs enthousiastes à les restituer après trois ans de bons et loyaux services. GM fait alors discrètement disparaître toutes les EV 1, en parfait état de fonctionnement, et les détruit une à une. Y compris les véhicules neufs… broyés en fines lamelles ! Comme s’il fallait anéantir la moindre preuve de l’existence de cet objet révolutionnaire. Les autres constructeurs font de même. Apparemment, une entorse aux règles du capitalisme… Le 24 avril 2003, la directive californienne Zero Emission Vehicle est abrogée, sous la pression des lobbys automobiles auxquels l’administration Bush, issue des milieux pétroliers, fait les yeux doux. Le 15 mars 2005, GM détruit les 78 dernières EV 1 encore existantes, sous les yeux consternés de leurs utilisateurs. Plusieurs manifestations sont organisées pour essayer de « sauver » cette voiture, dont les utilisateurs ont bien compris qu’elle était novatrice et prometteuse. Rien n’y fait. Il n’en reste aujourd’hui qu’un seul exemplaire, dans les sous-sols du musée Petersen de l’automobile à Los Angeles. Et encore s’agit-il d’une simple carrosserie, délestée de son moteur… Seuls les gouvernements Carter et Clinton ont soutenu ce type de technologies novatrices. Les constructeurs, comprenant que leurs marges allaient fondre, s’y sont eux mêmes opposés. La voiture électrique ne nécessitant que peu d’entretien, la chaîne du service après-vente - et ses profits considérables - était mise en danger. A la voiture électrique, les Etats-Unis ont donc préféré l’hybride, où un moteur thermique et un moteur électrique se relaient ou coopèrent selon la vitesse. Elle a l’ « avantage » de consommer plus qu’un diesel moderne, préservant ainsi la prééminence de la filière pétrole. Depuis 2003, l’administration Bush soutient ( avec plus d’un milliard de dollars de subventions ) l’hypothétique pile à combustible, le moteur à hydrogène liquide, garantissant aux industriels qu’aucun changement n’interviendra avant au moins quinze ans. Avec ce documentaire d’investigation, Chris Paine participe au renouveau de la télévision américaine, plus créative aujourd’hui que le cinéma. Il aborde le vaste thème de la voiture du futur, et de l’avenir de la planète. Il s’inscrit dans la lignée d ‘ Une vérité qui dérange , le film d’Al Gore ( sorti en DVD le 12 avril ). Il est basé sur une enquête très complète ( archives, témoignages ), éminemment politique, avec, à la clé, la révélation d’un vrai scandale, et l’illustration du fonctionnement d’une démocratie moderne. Un DVD à ne pas rater, quoique non distribué en France, mais disponible sur le web en import zone 1 ( sous-titré en français ). A noter : une musique originale de Michael Brook. Who killed the Electric Car ? Chris Paine ( Etats-Unis , 2006 ) DVD zone 1 import, Sony. Yves Blanc
18 mai 2007 - L'analyse des élections par Alain de Benoist. Sans complaisance et passionnant.
Là est la clé. L'Occident repose sur un contrat moral : on ne ment pas. Certes, en politique, on ment, même en Occident. De Gaulle a menti aux pieds-noirs pour une certaine idée de la France, Pompidou et Mitterand sur leur maladie et ce dernier sur ses frasques. Giscard a menti sur les diamants. Chirac a menti a lui-même et à tout le monde, donnant franchement l'impression qu'il croyait à ce qu'il racontait, déclarant n'importe quoi et son contraire. Mais personne n'a jamais menti au point de Sarkozy pour se faire élire. Effectivement, dans d'autres cultures, le mensonge est géré comme une donnée car tout le monde sait que tout le monde peut mentir. On en tient donc compte et chacun sait que demain peut vouloir dire n'importe quoi, entre cet après-midi et jamais. Sarkozy ne vient pas de l'Occident. Il suffit de l'écouter, de le regarder http://sarkostique.over-blog.com/article-6498126.html pour retrouver le mercanti du souk, prêt à tout pour vendre son tapis. Même la gestuelle est caractéristique. Malheureusement, comme l'automobiliste belge, l'électeur français ne sait pas que l'on peut mentir à ce point. Il ne voit que le beau tapis persan et ne prête pas attention à l'étiquette Made in China. Écoutez Sarkozy, relisez Sarkozy, retrouvez les promesses démagogiques stupides, les déclarations contradictoires, la main sur le cœur, selon les auditoires. Voyez les actes concrets, les lois votées, les serments bafoués. Et votez Ségolène. Tout sauf Sarkozy !
Pour éviter cinq ans de conflits sociaux, d'émeutes, de batailles de rues et nos soldats en supplétifs des Américains, Afghanistan, Irak, bientôt Iran et Kosovo, votons tous Ségolène ! Et pour ceux qui s'inquiètent pour leurs actions, qu'ils ne fassent pas encore l'erreur de sous-estimer les socialistes : sous Mitterrand le cours de la Bourse fut multiplié par quatre. Les socialistes sont des gens sérieux et business is business.
21 mars 2007 - Bruits de bottes bien désagréables,
les sionistes et les Américains semblent décidément
bien aussi fous que l'on pouvait le craindre. 25 février 2007 - Les
détails qui tuent : dans son QG de campagne, l'exécrable
Sarko a fait installer une photo de lui en seulement quatre mètres
de haut, excusez du peu. On remarquera qu'il n'a même pas mis un
drapeau français avec sa photo... faut dire que comme candidat
proconsul de Bush en Europe, le drapeau américain aurait peut-être
été plus seyant mais pas encore possible ? Sans parler de
l'utilisation honteuse des forces de police, décrite et photographiée
par un riverain. À vomir ! Mais, alors que je vois les médias se passionner sur des détails
ridicules à force d'être des détails sur le chiffrage,
les programmes, les déclarations, je reste persuadé que
ce qui compte vraiment est la personnalité des candidats, ce que
l'on peut supposer de leur manière de réagir en temps de
crise. Une simple photo me suffit pour me convaincre que, sur ce plan-là
comme sur les autres, Sarkozy est le pire des
choix possibles. J'avais déjà remarqué ce type de comportement taré. Un jour, je lis dans la presse que Mégret, en pleine crise avec Le Pen, se fait attaquer par trois tarés alors qu'il "revient de la blanchisserie où il avait été chercher son manteau". Qu'un type qui prétend assumer le destin de la France, surtout sur le mode révolutionnaire qu'il prêchait, puisse aller perdre une demi-heure à récupérer un manteau me fascine ! Comment prendre un type pareil au sérieux ? Mais peut-être ont-ils en réalité compris que, selon le mot de Le Pen, le prochain président de la République sera au mieux le président du Conseil Général de la Province France du conglomérat mondialiste, filiale Bruxelles ? 27 janvier 2007 - La police française retrouve
les voleurs du scooter d'un fils du ministre de l'Intérieur 10:25
| 27/ 01/ 2007 Des relevés ADN pour un scooter ? Deux semaines de recherches
à combien de flics ? La récupération a dû coûter
au contribuable cinquante fois la valeur du scooter mais ce n'est pas
le plus grave.
21 septembre 2006 - À peine mis en ligne, je
tombe sur ça. Pourquoi des gens qui savent ne rien avoir à
craindre de la justice (ce sont de toute évidence des victimes
du racisme et des brutalités policières, bien entendu, et
n'oublions pas, des victimes de la société capitaliste)
s'abstiendraient-elles de casser la gueule à des flics ? Les flics
ne sont pas défendus par la "justice", eux, on peut y
aller ! |
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