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« Turquie : débattre et voter » |
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L'Europe n'a pas vocation à s'étendre indéfiniment et si la Turquie adhérait à l'Union européenne, la nature même de l'Europe s'en trouverait changée. Une Europe en voie d'extension indéfinie serait une Europe en voie de dissolution. Élargie demain à la Turquie, après-demain à la Russie, à l'Ukraine, au Maghreb, elle se réduirait définitivement à une zone de libre-échange. L'UDF veut une Europe défendant un
modèle de société original qui porte haut et fort
nos valeurs et qui soit capable de parler d'égal à égal
avec les États-Unis et la Chine. Le Premier ministre, puis le président
de la République, qui avait d'abord refusé aux parlementaires
le droit de discuter de ce sujet, ont finalement accepté. Mais
ce débat ne suffit pas, il faut un vote. Quant à un référendum
sur la question de l'adhésion Le gouvernement doit consulter les élus du peuple sur les grandes questions. Au moment où l'on oppose à la Turquie des critères politiques de respect de la démocratie, ne bafouons pas nous-mêmes ces principes ! En tant que parlementaires, députés, députés européens ou sénateurs, nous voulons affirmer que le rôle du Parlement est ici mis en cause. L'abaissement continu du pouvoir législatif serait un péril grave pour la démocratie française. |