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Trichet veut un euro fort et le respect du pacte de stabilité |
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01 juillet 14:18:58
"Un euro solide, un euro inspirant confiance, un euro qui garde bien sa valeur, un euro fort est dans l'intérêt de l'Europe a déclaré Jean-Claude Trichet lors d'une conférence de presse de présentation du rapport annuel de la Banque de France, à Paris. L'euro a enregistré au cours des dernières semaines une spectaculaire remontée, retrouvant presque la parité avec le dollar. Le gouverneur souligne d'ailleurs dans la traditionnelle lettre d'introduction du rapport annuel de la Banque de France adressée au président de la République que "l'économie française, comme celle de la zone euro, dispose aujourd'hui de conditions monétaires et financières favorables". Et d'ajouter: "les taux d'intérêt nominaux et réels (dans la zone euro) se situent à un niveau bas, plus bas en termes réels qu'au moment de l'entrée en vigueur de l'euro, le 1er janvier 1999. LE RESPECT DU PACTE DE STABILITE JUGE "ESSENTIEL" Jean-Claude Trichet rappelle toutefois qu'une politique monétaire appropriée doit s'accompagner "d'une politique budgétaire saine, visant à la maîtrise de la dépense publique et à la réduction durable des déficits" afin d'assurer croissance et créations d'emplois. A cet égard, le gouverneur de la Banque de France a jugé essentiel le respect du Pacte de stabilité pour le bon fonctionnement de l'économie de la zone euro. "Le respect du Pacte de stabilité est le seul moyen que nous avons d'assurer la stabilité économique, monétaire et financière de la zone euro, en l'absence d'un budget fédéral de l'Union européenne significatif" a-t-il affirmé. "Sans le Pacte de stabilité et de croissance, nous ne pourrions plus garantir l'équilibre du dosage des politiques budgétaires et monétaires dans la zone euro (le "policy mix") et nous prêterions le flanc aux critiques économiques des eurosceptiques", a poursuivi Jean-Claude Trichet. Aux termes du Pacte de stabilité et de croissance adopté lors du sommet européen d'Amsterdam en juin 1997, les pays de la zone euro se sont engagé à respecter un ensemble de contraintes économiques, notamment en matière budgétaire avec l'obligation pour les déficits publics de ne pas dépasser le seuil des 3% du PIB. Un règlement européen de juillet 1997 prévoit une procédure d'avertissement ou d'alerte rapide permettant au Conseil des ministres d'intervenir avant que ce seuil de 3% ne soit atteint. NECESSAIRES REFORMES STRUCTURELLES La France pourrait être concernée par cette procédure alors que l'audit des Finances publiques réalisé à la demande du gouvernement Raffarin a évalué entre 2,3% et 2,6% l'ampleur du déficit des administrations publiques françaises au titre de l'année 2002. Jean-Claude Trichet s'est toutefois refusé à considérer que son appel au respect du Pacte de stabilité et de croissance puisse être interprété comme une mise en garde au gouvernement. Il a rappelé que le ministre de l'Economie et des finances, Francis Mer, avait confirmé l'engagement du gouvernement à respecter ce pacte et estimé qu'il n'y avait donc aucun problème en la matière. "Le ministre français des Finances a été très clair sur ce point et il n'y a donc aucun problème de quelque nature que ce soit" a déclaré Jean-Claude Trichet. Le gouverneur de la Banque de France a toutefois réitéré son appel aux réformes structurelles, les jugeant nécessaires à une diminution progressive de la dépense publique en proportion du produit intérieur brut. |