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André Daguin: "Cela barderait pour le gouvernement"
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PARIS (AP) - "Cela barderait pour le nouveau gouvernement s'il ne tient pas sa promesse" de baisser le taux de la TVA dans la restauration en 2003, a mis en garde le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) André Daguin, dans un entretien au quotidien "Libération" de jeudi. Pour le patron de l'UMIH, "il faut faire disparaître cette incongruité fiscale qu'est la TVA à 19,6%" pour la ramener à 5,5%. "En principe, tout le monde nous soutient", note-t-il. "Alors j'ai du mal à admettre qu'un fonctionnaire néerlandais, qui n'est même pas élu, décide de ce qui est bon ou pas pour notre pays". Le commissaire européen chargé du marché intérieur et de la fiscalité Frits Bolkestein a annoncé mercredi dans un entretien accordé au "Figaro" que cette promesse du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin de réduire la TVA à 5,5% n'était "pas tenable" pour 2003 "compte tenu du processus décisionnel". André Daguin plaide pour un passage en force si l'Europe décidait de refuser cette baisse. "Nous pourrions passer en force via un décret du gouvernement français, comme le Conseil d'Etat nous le suggère en rappelant que la TVA relève du domaine législatif français", souligne-t-il, avant d'ajouter que "le Portugal est passé en force en abaissant cette taxe de 12% à 7%. Bien sûr, il a été mis à l'amende: n'empêche qu'il a désormais un taux supportable dans ses restaurants", observe-t-il. AP |