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La BCE peu emballée par l'idée d'un billet
d'un euro |
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FRANCFORT (AFP) - La Banque centrale européenne est peu convaincue de l'intérêt d'une proposition du gouvernement italien de créer un nouveau billet d'un euro pour lutter contre la vie chère, a-t-on appris lundi de source proche de l'institut monétaire. Le ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement de Silvio Berlusconi, Giulio Tremonti, avait fait cette suggestion dimanche en arguant que le remplacement de la pièce existante d'un euro par un billet rendrait sa valeur plus évidente aux consommateurs et permettrait de limiter l'inflation. La source proche de la BCE a indiqué à l'AFP que cette idée était problématique "sur le plan des coûts". L'introduction de billets d'un euro supposerait d'abord au départ un énorme volume de coupures puis une usure très rapide des billets, dans la mesure où ils changeraient de mains constamment. "Or, la BCE estime qu'il faut que les billets puissent résister au moins un an pour que cela soit rentable" en termes de coûts de fabrication, selon la source. La proposition italienne survient sur fond de controverse persistante sur la valse des étiquettes occasionnée par le passage à l'euro fiduciaire. En France, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir a ainsi dénoncé ce qu'elle estime être la flambée, depuis le printemps, des prix des produits de grande consommation, après la fin du gel volontaire des étiquettes qui avait encadré le passage à l'euro |