RETOUR

 

JE NE M'ASSOCIERAI PAS AUX CRIS DE JOIE...

 

 

...qui, selon les médias, saluent la disparition du Franc, monnaie nationale depuis tant de siècles.

Ami et Directeur de Cabinet d'Antoine Pinay dans tous ses ministères, j'ai contribué à la restauration de l'Économie et des Finances, à la reconstruction du pays après la guerre, dès 1950.

Ceci me donne le droit d'écrire ici que la monnaie unique, dans les conditions où se trouvent les pays concernés à des niveaux de vie si différents, n'était pas nécessaire.

L'Europe que nous souhaitions n'était pas celle que l'on nous impose. Elle n'était pas cette res nullius, la chose de personne, ouverte à une invasion sans contrôle, promise à la submersion de sa population. La France, sous la 4ème République si décriée, était l'un des 5 Grands. Il n'était nullement question d'abolir les nations constituées par l'Histoire dans la civilisation gréco-latine qui est la nôtre. Le morcellement en régions plus ou moins autonomes n'est pas un progrès. Il prélude à l'effacement de la langue admirable qui fut celle du monde diplomatique européen.

En ces temps d'effondrement général, le 17 février, pour tout ce qu'il symbolisera, sera pour moi un jour sombre de grande tristesse.

 

Henri Yrissou
Inspecteur Général des Finances (h)
Ancien député